Partager:
Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, "remet en cause le principe même de l'éducation permanente", dénonce, mercredi, le mouvement Présence et Action Culturelles (PAC). Ce dernier, historiquement créé par le Parti socialiste, faisait partie des acteurs de la société civile reçus hier/mardi par le tandem Bouchez-Prévot au parlement wallon.
"Pendant plus d'une heure, les différents responsables ont exposé leurs actions menées et/ou leurs enjeux au sein de leur institution respective. Les échanges demeuraient sereins et courtois. Mais quand arriva le tour de prise de parole du mouvement PAC, représenté par sa codirectrice Sarah de Liamchine, celle-ci fut assez grossièrement interrompue par M. Bouchez, qui l'invita à s'expliquer quant à un 'attachement à un parti politique en particulier'", affirme l'organisation dans un communiqué.
Celle-ci a alors rappelé qu'elle est aujourd'hui structurellement indépendante du PS "bien qu'idéologiquement proche", faisant notamment partie de l'action commune socialiste, à instar de Solidaris, du syndicat FGTB et d'autres associations.
Une mise au point qui aurait fait réagir le président des libéraux. "Ce soutien déguisé au PS, c'est fini", aurait-il assuré, selon des propos rapporté mercredi par le mouvement.
"Au-delà de la dureté du propos et des attaques ad hominem proférées dans un cadre qui se voulait pourtant constructif, les propos de Georges-Louis Bouchez nous posent profondément question: en mettant en question l'intégrité institutionnelle de PAC, sans aucun fait tangible qui puisse étayer son propos, le président du MR remet en cause le principe même de l'éducation permanente", souligne Présence et Action Culturelles.
"Malgré cet épisode fâcheux, nous ne céderons ni aux intimidations, ni aux menaces. Nous sommes fiers de notre ancrage politique et nous refusons un monde dans lequel porter un projet politique devient un problème ou apparaît comme suspect", conclut le mouvement.
Contacté par Belga, le président du MR n'a pas encore réagi.