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Depuis quelques semaines, Manon enchaîne les heures de conduite. À 22 ans, elle est candidate au permis B. Bien plus qu’un simple examen, c’est pour Manon un véritable passeport pour la liberté.
« Il me faut mon indépendance parce que je travaille sept jours sur sept, raconte-t-elle. Il faut que je puisse me déplacer de mes propres moyens et pas compter sur les autres. »
L’an dernier en Belgique, plus de 100 000 jeunes âgés de 18 à 25 ans ont réussi leur permis B, soit une augmentation de près de 5 % par rapport à 2024.
« Ce qui est agréable, c’est qu’ils sont vraiment demandeurs dans 98 % des cas, témoigne Alain Morsa, moniteur d’auto-école. Ils ont la volonté, ils sont là et ils essaient de progresser. Ils font de leur mieux. »
Un regain d’intérêt motivé par les aléas des transports en commun
Si les causes sont multiples, pour Aymeric, les contraintes se sont accentuées ces derniers jours, lorsqu’il s’est retrouvé coincé par la grève des transports en commun. « J’ai raté presque toutes les heures de cours le matin parce que je ne pouvais pas arriver à l’heure », déplore-t-il.
Selon le SPF Mobilité, de plus en plus de jeunes entament aussi leurs leçons dès qu’ils ont l’âge requis pour conduire.
« Il faut que les prix restent accessibles pour les jeunes, souligne Christian Limet, directeur d’une auto-école. Il y a certains centres publics d’aide sociale également qui peuvent contribuer ». Et de constater : « Pour les autres, il y a toujours les parents parfois qui aident et ceux qui font des travaux d’étudiant pour pouvoir subvenir au coût du permis de conduire. »
Au total, en Belgique, plus de 122 000 permis ont été délivrés l’an dernier, toutes catégories d’âge confondues.


















