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En Belgique aussi, des groupes en ligne violents et extrémistes tentent de recruter des victimes. C’est le cas de « The Community », un réseau sadique actif sur des plateformes comme Telegram ou Discord.
Selon les informations de De Morgen et Het Laatste Nieuws, relayées ce lundi, Child Focus a connaissance d’un cas belge où un jeune a été poussé à se faire subir des violences extrêmes, y compris à caractère sexuel.
Aux Pays-Bas, le phénomène prend de l’ampleur depuis un moment : au moins cinq adolescentes ont tenté de se suicider sous l’influence de ces groupes en ligne, selon la police néerlandaise, qui qualifie cela de « l’un des développements les plus préoccupants du moment ». Les autorités estiment que des dizaines d’autres enfants pourraient également avoir été touchés.
En Belgique, la situation semble plus limitée. « Nous ne connaissons qu’un seul cas concret à ce jour », a précisé la directrice de Child Focus, Nel Broothaerts, tout en soulignant : « Il faut être conscient du danger, mais il ne faut pas non plus céder à la panique ».
Un réseau mêlant extrémisme, sadisme et manipulation
L’été dernier, le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin (MR) a révélé que deux personnes étaient surveillées en Belgique pour leurs liens avec le réseau terroriste « 764 ». Celui-ci est considéré comme une sous-branche de « The Community », où s’entremêlent des idéologies extrêmes : nihilisme, néonazisme, satanisme, entre autres.https://www.rtl.be/actu/belgique/societe/payer-aggrave-la-situation-ques...
Ces groupes utilisent des méthodes similaires à la « sextorsion » : ils incitent des jeunes à se filmer en train de se faire du mal – parfois de manière sexuelle – puis les menacent avec ces images pour les pousser à aller encore plus loin. Le but : gagner du « statut » au sein du groupe.
Si l’exemple belge ne concernait que l’auteur des violences lui-même, des cas à l’étranger montrent que d’autres personnes peuvent également devenir victimes. Pour Child Focus, la priorité reste la prévention. « Il faut continuer à parler avec les enfants et les adolescents, les aider à poser leurs limites et à demander de l’aide s’ils en ont besoin », insiste Nel Broothaerts.
Elle souligne aussi que dans certains pays, les services de sécurité abordent ce phénomène sous l’angle de la lutte contre le terrorisme, car « contrairement à la sextorsion classique, il n’y a pas ici de but financier : il s’agit presque de saper les fondements de la société ».


















