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« Des jeunes de 18 ans dans les rues pour lutter contre le narcotrafic » : un député socialiste s’attaque à l’idée de Théo Francken

par RTL info avec Martin Buxant
Invité de Bel RTL ce jeudi matin, Christophe Lacroix, député fédéral et vice-président de la Commission parlementaire de la Défense, a vivement critiqué l’idée d’un retour du service militaire ainsi que les appels récents adressés aux jeunes réservistes.

Interrogé par Martin Buxant ce jeudi matin sur la possibilité de rétablir le service militaire, Christophe Lacroix a rejeté l’idée sans détour. « Le retour du service militaire, c’est n’importe quoi. Comment voulez-vous ? Il n’y a plus d’instructeurs au sein de l’armée. Il n’y a plus de bâtiments. Il faut refaire toutes les casernes… », affirme-t-il. Avant d’ajouter : « Dire du jour au lendemain qu’on va rétablir un service militaire, ce n’est pas vrai, on n’a pas les moyens de le faire. C’est juste du slogan ».

Une mesure « contraire à la Constitution »

Le député socialiste a également critiqué l’envoi d’une lettre destinée à des mineurs pour les encourager à rejoindre la Défense : « Tous les avis des autorités de protection, des données, du registre national, de toutes les instances protectrices des droits constitutionnels, ont montré que cette lettre, c’était totalement violer la Constitution ».

Christophe Lacroix est formel : « S’adresser à des mineurs pour leur dire ‘si vous venez travailler à l’armée, vous aurez 2 000 euros par mois’, c’est vraiment regrettable. Ça ne se fait pas ».

Un engouement trompeur

Alors que les sessions d’information affichent complet, Christophe Lacroix estime que ces jeunes ne mesurent pas encore les missions qui pourraient leur être confiées. « On ne leur a pas expliqué ce qu’ils allaient faire », déclare-t-il. Avant de préciser : « Aujourd’hui, j’apprends que ces jeunes militaires de 18 ans seront peut-être déployés dans la ville de Bruxelles pour lutter contre les narcotrafiquants parce que le ministre Quintin n’a pas engagé un seul policier fédéral en plus ». Il conclut : « Les jeunes risquent d’avoir quelque chose à faire qui pourrait être très dangereux ».

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