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La Belgique interdit son territoire aux colons israéliens violents: notre pays veut étendre la mesure à tout l'espace Schengen

La Belgique refusera aux colons israéliens violents de Cisjordanie l'accès au territoire belge. Cette décision a été prise vendredi par le conseil des ministres restreint (kern), annonce la secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration Nicole de Moor dans un communiqué.

Plus tôt cette semaine, le gouvernement américain a annoncé des restrictions d'entrée sur leur territoire à l'encontre, entre autres, des colons israéliens extrémistes en Cisjordanie. La violence entre les colons et les Palestiniens a fortement augmenté depuis l'attaque terroriste perpétrée par le Hamas en Israël le 7 octobre et la guerre qui a suivi dans la bande de Gaza.  

En Belgique, le gouvernement fédéral discute depuis un certain temps d'une restriction d'entrée sur le territoire pour les colons extrémistes. Le kern a officiellement donné son accord vendredi. Concrètement, la Belgique "refusera l'accès au territoire aux colons extrémistes qui commettent des violences", indique un communiqué de presse de la secrétaire d'État. "Les colons extrémistes, comme les terroristes, ne sont pas les bienvenus dans notre pays. En agissant de la sorte, notre pays envoie un signal clair que nous voulons contribuer à arrêter la spirale de la violence et à éviter de nouvelles victimes civiles innocentes", a ajouté Nicole de Moor.

La Belgique veut étendre la mesure à l'espace Schengen

En raison de la libre circulation des personnes à l'intérieur de l'UE, une interdiction d'entrée en Belgique ne peut pas empêcher les colons d'entrer sur le territoire belge via un autre État membre. La ministre des Affaires étrangères Hadja Lahbib plaidera lundi lors du Conseil des ministres européens en faveur d'un signalement des colons violents figurant dans la base de données européenne SIS (système d'information Schengen), sur base de laquelle une interdiction d'entrée pourrait être imposée pour l'ensemble de la zone Schengen. Pour rappel, cette zone représente 23 pays de l'UE et quatre autres Etats européens associés

Le Premier ministre Alexander De Croo abordera aussi le sujet lors du sommet européen prévu à la fin de la semaine prochaine. L'UE n'a pas de position unifiée sur le conflit au Moyen-Orient. Fin octobre, la Belgique, avec seulement 7 des 26 autres États membres européens, a approuvé une résolution de l'ONU appelant à la protection des civils et au respect des obligations humanitaires à Gaza.

Le ministère allemand des Affaires étrangères a jugé "important de faire avancer ce débat au niveau européen également", à l'occasion de la réunion de l'UE prévue lundi. 

Cette semaine l'ONG Médecins sans frontières (MSF) a alerté sur les violences subies par les Palestiniens en Cisjordanie occupée, de la part des colons et de l'armée israélienne. 

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