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Cette mobilisation des acteurs de l’insertion socio-professionnelle est surtout d’ordre symbolique. Elle vise à faire valoir leurs revendications.
Ils étaient encore une cinquantaine à se mobiliser devant le Parlement Wallon. En parallèle de cette manifestation, un temps d’arrêt de 15 minutes a été observé à midi dans les différents centres de formation en Wallonie.
Une baisse de la qualité
L’objectif est de lutter contre les mesures budgétaires prises par le gouvernement Wallon. Il s’agit notamment d’économies de 6,5 millions d’euros qui devraient impacter le secteur, ainsi qu’un financement annuel au lieu d’être sur six ans. Les acteurs craignent une perte, et donc une baisse de la qualité de leurs formations.
Parallèlement à ça, le ministre wallon de l’Emploi, Pierre-Yves Jeholet, prévoit aussi de fermer plusieurs filières des CISP. Il s’agirait des filières qui n’auraient pas obtenu des résultats suffisants en 2024. Autrement dit, les filières qui n’ont pas assez permis à des apprenants de retrouver de l’emploi l’année dernière sont en danger.
Précarisation d’un public vulnérable
Face à de tels propos, le secteur se dit surtout inquiet face à une précarisation d’un public qui est déjà éloigné du secteur de l’emploi.
Anne-Hélène Lulling, secrétaire générale de l’interfédération des centres d’insertion socio-professionnelle (CISP) confirme cette inquiétude : « C’est le public évidemment que nous accueillons qui va se retrouver davantage fragilisé. Qui va l’accueillir en formation quand les CISP ne pourront plus ? »


















