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François Bertieaux était l'invitée du 7h50 de Bel RTL de ce lundi 19 février. La ministre MR de l'Enseignement supérieur et de la Jeunesse a répondu aux questions de Martin Buxant.
Depuis plusieurs jours, des fusillades éclatent à Bruxelles sur fond de trafic de drogue. Les riverains interrogés avouent leurs craintes et leurs inquiétudes tandis que les politiques se positionnent tour à tour.
Ce lundi matin, la ministre de l'Enseignement supérieur et la Jeunesse (MR) était l'invitée de Martin Buxant au micro de Bel RTL matin. Dès la première question, la sécurité a été évoquée avec une interrogation: les Bruxellois doivent-ils avoir peur de sortir? "Il ne faut pas sortir en ayant peur, mais c'est en train de devenir une ville extrêmement dangereuse, une ville où le non-droit s'est installé dans de trop nombreux quartiers", a souligné François Bertieaux.
Par définition, une zone de non-droit est un territoire où le droit ne s'applique pas, un "quartier au sein duquel des groupes plus ou moins organisés s'opposent par des actes délictueux à l'application de la loi, notamment pour développer une économie parallèle fondée sur des trafics", selon la définition du Larousse. La police a-t-elle cesser d''approcher de ces "zones de non-droit" à Bruxelles? "Notamment. Il y a beaucoup de quartiers à Bruxelles où depuis longtemps déjà la petite délinquance est confortablement installée sans qu'il n'y ait de répression. Des terrains propices à un développement d'actes plus criminels comme du trafic de drogue se sont installés", analyse Françoise Bertieaux.
La Ministre évoque des "enjeux criminels importants", notamment sur le "trafic de coke". "Si on avait réprimé plus tôt une série de petite délinquance et d'actes délictueux, on n'aurait pas laissé ce terrain se développer. Donc maintenant on est arrivés à un point où les choses sont plus que cruciales", lâche-t-elle.
Des solutions existent
Mais Françoise Bertieaux rassure et nuance ses propos. "Quand on veut prendre les choses en main, on n'est jamais à un point de non-retour." La ministre de l'Enseignement supérieur évoque, pour exemple, l'époque où elle a vécu dans un New York qui connaissait une vague de violences et de dangerosité "extrêmement hard", qui a su faire face à ces actes grâce "à une politique de tolérance zéro". "En très peu de temps", la situation est redevenue plus sereine. "Donc à Bruxelles c'est possible."
Il y a cependant plusieurs axes sur lesquels il faudrait travailler pour corriger ces situations de violences, selon la Ministre: travailler l'éducation, notamment à l'école, mais aussi inciter les jeunes à des actions sportives. "Il faut encourager les jeunes à faire du sport et des activités plus saines", souffle François Bertieaux.
Mais cela ne suffira pas à éliminer la délinquance de nos quartiers. "Il faut être très attentif au décrochage scolaire qui fait qu'un certain nombre de jeunes commencent à traîner dans la rue et à ce moment-là", estime la ministre de la Jeunesse. "La drogue aujourd'hui est trop accessible facilement partout (...) Combattre le deal à tous les coins de rue est fondamental."


















