Partager:
Une lettre écrite il y a 17 ans relate des violences sexuelles perpétrées par l’ex-évêque de Bruges Roger Vangheluwe sur des jumelles de 3 ans, écrivent lundi le périodique Humo et le site d’information Apache. D’après l’avocat des victimes de violences sexuelles au sein de l’Église, cette découverte pourrait déboucher sur des poursuites pénales envers l’ecclésiastique qui, par le passé, avait déjà reconnu avoir agressé sexuellement son neveu durant plusieurs années.
La missive a été adressée à l’époque par les sœurs de l’ancien orphelinat Stella Maris, à Courtrai, au cardinal Godfried Danneels. Elles y décrivent une visite de Roger Vangheluwe au sein de l’institution religieuse en août 2008.
Selon ce document, l’évêque se propose alors d’accompagner quelques enfants en sortie sur la Grand-Place de Courtrai. Il semble quitter l’orphelinat en compagnie de deux sœurs jumelles âgées de trois ans, mais les religieuses le surprennent plus tard dans la chapelle de Stella Maris en train de poser « des actes sexuels honteux » sur les deux enfants.
L’enquête menée par Humo et Apache montre que les faits ont, à l’époque, été signalés aux autorités flamandes, notamment via le Comité pour l’aide spéciale à la jeunesse (CBJ) de Courtrai. Ce n’est qu’après trois mois que les jumelles ont été entendues au cours d’une enquête, qui a conclu à l’existence d’» indices de violences sexuelles ». Malgré cela, aucune enquête pénale n’a jamais été ouverte. « Les faits ne sont pas prescrits », a souligné l’avocat Walter Van Steenbrugge, qui représente les victimes de violences sexuelles au sein de l’Église. « Roger Vangheluwe pourrait donc encore être poursuivi. »
Par la voix de son avocat, l’ancien évêque de Bruges a rejeté ces accusations.


















