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« Nous demandons le respect pour notre peuple » : les Groenlandais n’apprécient pas vraiment les revendications de Donald Trump

Par RTL info avec Samuel Ledoux et Audrey Michotte
Le Premier ministre Groenlandais remercie les dirigeants européens pour leur soutien face aux revendications de Donald Trump. Le président américain aimerait mettre la main sur ce territoire autonome danois, ce qui fait bondir les habitants.

Grand comme quatre fois la France, le Groenland ne compte pourtant que 57 000 habitants : les Inuits. 85 % de son territoire est recouvert de glace.

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La population demande aujourd’hui à être respectée par les Etats-Unis. « Vous ne savez pas s’il faut prendre les déclarations de Trump au sérieux, ni si quelque chose va soudainement se produire », dit un habitant.

« Nous demandons le respect pour notre pays et notre peuple », dit, en français, un autre citoyen. « Nous sommes ouverts aux affaires et aux relations, mais nous manquons une base de respect mutuel. »

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Le Groenland est un territoire autonome qui appartient au Danemark. Il fait donc partie de l’Union européenne et est membre de l’OTAN. Mais comment réagir lorsque la première puissance militaire mondiale vous menace ?

Pour la première ministre danoise, il ne faut pas céder à la panique. « Si les Etats-Unis choisissent d’attaquer militairement un autre pays de l’OTAN, alors c’est la fin de tout, y compris de l’OTAN, et donc de la sécurité mise en place depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », explique Mette Frederiksen.

Le Groenland, le Danemark et les Etats-Unis ont un accord de défense qui permet aux Américains d’avoir des bases militaires sur l’île arctique. L’an dernier, plus d’un milliard d’euros ont été investis pour la sécurité de la région.

Et au Danemark ?

Dans les rues, les Danois sont de plus en plus inquiets. « Il veut du pouvoir sur le Groenland, donc j’ai peur que s’il le veut vraiment, il va le faire », dit un habitant. « J’espère vraiment que nous pourrons nous serrer les coudes en Europe. »

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Il y a un an, 85 % des Groenlandais s’étaient dits opposés à une future appartenance aux Etats-Unis.

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