Partager:
Depuis quelques jours, une rumeur inquiète le monde de la grande distribution belge : Carrefour envisagerait de quitter le marché national. Selon de multiples sources médiatiques, le géant français aurait pour projet de revendre ses magasins en Belgique, une affirmation qui a aussitôt semé le trouble. Cette possibilité soulève des inquiétudes majeures chez les employés et les syndicats, où l’on redoute de lourdes répercussions économiques et sociales. Beaucoup craignent que ce retrait soit le signe d’une crise plus profonde pour le secteur, déjà fragilisé ces dernières années.
Face à cette tourmente, Carrefour a pris la parole pour dissiper les doutes. Dans un communiqué, le groupe affirme clairement : « Carrefour est et reste incontournable en Belgique. » Cette déclaration vise à réfuter les spéculations et à rassurer les quelque 10 000 employés du groupe dans le pays. Carrefour Belgique, avec ses 40 hypermarchés, 440 Carrefour Market et 300 Carrefour Express, demeure un acteur de poids dans le domaine de la grande distribution, un marché stratégique pour l’enseigne. En dépit des rumeurs, ces chiffres témoignent d’une présence solide et enracinée.
Un climat difficile
Ces préoccupations naissent cependant dans un climat difficile pour le secteur en Belgique. Récemment, les faillites de Cora ou encore la mise sous franchise de Delhaize ont mis en lumière les nouveaux défis auxquels sont confrontées les grandes enseignes. Chez Carrefour, si la direction nie tout projet de retrait, les employés parlent d’une « ambiance pesante ». Avec les fêtes de fin d’année qui approchent et une charge de travail qui augmente significativement, ces rumeurs ajoutent du stress à une situation déjà complexe.
Plusieurs restructurations à l’international
Les syndicats, quant à eux, insistent sur la nécessité de réformes pour la pérennité du groupe en Belgique. Ils pointent notamment le besoin d’une plus grande flexibilité, notamment pour l’ouverture dominicale des magasins, mais aussi la réduction des écarts salariaux entre employés des enseignes gérées en interne et celles sous franchise.
Ces dernières années, Carrefour a entrepris plusieurs restructurations à l’international. En 2023, le géant français a vendu ses magasins italiens pour un milliard d’euros, et un désengagement de l’Argentine serait également envisagé. Ces mouvements stratégiques alimentent les craintes que le marché belge puisse à son tour être concerné. Toutefois, selon Alexandre Bompard, PDG du groupe, Carrefour accorde sa pleine confiance au marché belge. Une réunion de négociation réunissant direction et syndicats est prévue dans les prochains jours, avec à l’ordre du jour des discussions sur les ouvertures dominicales et une clarification concernant la situation du groupe dans le pays.


















