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La COP démarre en plein cœur du « poumon vert » de notre planète : pourquoi ce rendez-vous est il si important ?

par RTL info avec Pauline Laurent
La COP 30 démarre ce lundi, jusqu’au 21 novembre prochain. Une 30e conférence sur le climat à Bélem au Brésil. Tout un symbole puisque cette ville est située dans la forêt amazonienne, le « poumon vert de la terre ». Voici les enjeux au cœur de cette nouvelle COP.

Ce lundi marque le début de la COP30, la 30e conférence annuelle sur le climat, qui se déroule cette fois-ci à Belém, au Brésil. La ville, située au cœur de la forêt amazonienne, incarne un symbole puissant : celui du ‘poumon vert de la planète’. Cette 30e édition, qui se tient jusqu’au 21 novembre, attire une large couverture médiatique et mobilise une participation remarquable. Près de 50 000 représentants sont attendus : des délégués des 198 pays membres, des organisations non gouvernementales et des experts du climat. Cette édition prend une importance particulière à un moment où les signaux d’alarme environnementaux se multiplient à l’échelle mondiale.

Les Conférences des Parties (COP) trouvent leur origine lors du sommet de la Terre de Rio en 1992. Ce sommet historique réunit près de 200 chefs d’État et de gouvernement, déterminés à agir face aux enjeux climatiques globaux. Trois objectifs majeurs sont alors fixés : la réduction des gaz à effet de serre, adopter des décisions contraignantes et évaluer chaque année les progrès. Toutefois, l’absence de sanctions réellement dissuasives pose problème : les engagements sont volontaires.

Trois enjeux importants

Pour cette COP30, les discussions se concentrent sur trois enjeux principaux. Premièrement, il s’agit d’appliquer les décisions passées, notamment celles élaborées lors de la COP21 de Paris. L’objectif qui était fixé parlait de contenir la hausse des températures à 1,5 degré par rapport à l’ère préindustrielle, ce qui est déjà raté.

Deuxièmement, les participants se pencheront sur le financement des pays en développement, souvent en première ligne face aux perturbations climatiques.

Enfin, une réforme du mode de prise de décision des COP sera abordée, celui-ci étant jugé trop ‘long et complexe’ pour répondre aux besoins croissants d’efficacité.

La délégation belge, emmenée par le ministre du Climat, Jean-Luc Crucke, et la ministre de l’Énergie, Cécile Neven, est cette année encore très active. Les deux ministres sont accompagnés d’une équipe de 80 experts et diplomates belges. Ce contexte est aussi l’occasion de rappeler l’absence de l’ex-président américain Donald Trump, connu pour son retrait de l’accord de Paris en 2017, un acte qui avait suscité de vives réactions internationales.

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