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Durant cette semaine, j’ai pu apprécier la recette « à la française » de DS : une ligne singulière, une face avant redessinée et un intérieur valorisant mêlant Alcantara et matériaux moussés. Au volant, le moteur électrique de 213 chevaux offre un agrément précis et un comportement sain. C’est un véritable « tapis volant » sur le billard, bien que les routes dégradées fassent remonter des bruits de roulement un peu trop présents.
Cependant, l’âge de sa conception (2021) se fait sentir. Le système d’infodivertissement souffre de quelques lenteurs et la voiture ne propose pas de véritable conduite à une pédale jusqu’à l’arrêt complet. Le point le plus critique reste l’espace à bord. À cause de sa plateforme multi-énergie et d’un tunnel de transmission encombrant, il m’a été impossible de m’installer à l’arrière avec mon mètre quatre-vingt-dix une fois le siège conducteur réglé pour moi.
Autonomie et recharge
Sous le plancher, la batterie à chimie NMC promet une autonomie maximale théorique de 450 km WLTP. Dans la « vraie vie », avec des températures fraîches et des trajets autoroutiers, ma consommation s’est établie à 19,4 kWh/100 km, ce qui offre environ 300 km d’autonomie réelle.
Pour la recharge, la DS 4 dispose d’un chargeur embarqué de 11 kW pour le courant alternatif. Sur les bornes rapides (DC), la puissance acceptée est moyenne : lors de mon test, il a fallu 35 minutes pour passer de 10 à 80 %, ce qui n’a rien d’exceptionnel face à la concurrence actuelle.
Conclusion
J’ai passé une excellente semaine au volant de cette DS 4 E-Tense, non pas pour ses performances pures, mais pour sa grande homogénéité et sa facilité à vivre au quotidien. Néanmoins, avec un modèle d’essai affiché à 57 810 € (options incluses), l’addition est salée. Pour justifier un tel tarif, il manque à cette française une charge plus rapide et, surtout, une habitabilité arrière digne d’une voiture familiale.
















