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Du neuf dans l’enquête sur l’incendie à Crans-Montana : le parquet ouvre une enquête pénale contre un ancien chargé de sécurité

par RTL info avec AFP
Un nouveau volet judiciaire s’ouvre après le drame du Nouvel An à Crans-Montana : l’enquête s’élargit aux défaillances institutionnelles présumées avec une mise en cause d’un des acteurs chargés de la sécurité.

Le ministère public du Valais qui enquête sur l’incendie meurtrier de Crans-Montana en Suisse a ouvert une enquête pénale contre un ancien chargé de sécurité de la commune, a révélé mercredi la télévision suisse publique RTS. Ce responsable de plusieurs contrôles incendie dans le bar de Crans-Montana, où 40 personnes ont trouvé la mort et 116 autres ont été blessés la nuit du nouvel an, doit être auditionné le 9 février, selon la RTS, qui ne précise toutefois pas les charges retenues contre lui.

Son avocat a confirmé l’information à la RTS. Le ministère public valaisan n’a pas répondu aux requêtes de l’AFP à ce sujet.

La commune a reconnu avoir failli

L’incendie du bar Le Constellation, qui a principalement frappé des adolescents et de jeunes adultes dont des Français et des Italiens, a été provoqué selon l’enquête par les étincelles de bougies « fontaine » qui ont enflammé une mousse insonorisante au plafond du sous-sol de l’établissement.

L’enquête devra lever le voile sur les circonstances exactes de l’incendie, le respect des normes par les propriétaires et les différentes responsabilités, alors que la commune de Crans-Montana a notamment reconnu avoir failli à effectuer des contrôles sécurité et incendie dans l’établissement depuis 2019.

Les deux propriétaires du bar placés sous mesures de contrainte

En tant que propriétaires de l’établissement, un couple de Français, Jacques et Jessica Moretti, font l’objet d’une instruction pénale pour « homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence ».

M. Moretti a été placé en détention provisoire le 9 janvier, puis libéré le 23 – après le paiement d’une caution – et placé comme son épouse sous mesures de contrainte.

L’Italie, d’où proviennent certaines victimes, outrée

La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a exprimé samedi sa « vive indignation » après sa libération. Et le gouvernement italien a exigé lundi la mise en place d’une équipe conjointe d’enquêteurs. Tant que cette condition ne sera pas remplie, Rome a prévenu que son ambassadeur en Suisse, rappelé samedi en signe de protestation après la libération de M. Moretti, ne reprendrait pas ses fonctions sur place.

Le gouvernement suisse a discuté mercredi des critiques formulées par l’Italie. « Il comprend le choc que cette catastrophe a également provoqué en Italie. Il partage la demande d’une enquête approfondie et professionnelle sur les causes et les responsabilités de l’accident », a déclaré la porte-parole du gouvernement suisse, Nicole Lamon, aux journalistes, après la réunion des ministres.

Elle a indiqué que la Suisse a reçu la demande d’entraide judiciaire italienne le 13 janvier et l’a transmise le lendemain au ministère public valaisan. Ce dernier entend se prononcer « d’ici à la fin de cette semaine sur cette demande italienne », a indiqué Mme Lamon.

Une délégation de skieuses italiennes est venue se recueillir mercredi à proximité du bar Le Constellation avant les épreuves de Coupe du monde, qui débutent vendredi à Crans-Montana et qui seront aussi marquées par des moments de silence.

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