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« Je crois que mes amis sont morts » : les appels de détresse aux secours pendant l’incendie de Crans-Montana

par RTL info avec Michael Menten et Audrey Michotte
Témoins, victimes, secouristes. La nuit du Nouvel An, en une heure et demie, 171 personnes ont appelé le numéro des secours suisses pour signaler l’incendie de Crans-Montana et demander de l’aide. Des appels difficiles à écouter qui révèlent l’ampleur du drame.

« J’aimerais que vous veniez parce qu’il y a une urgence au Constellation », signale un jeune homme. « S’il vous plaît, c’est le Constellation à Crans-Montana. Madame, il y a le feu, il y a des blessés », s’affole un autre témoin. Dans leur voix, on entend la panique. Il est alors 1h29. Le bar vient de prendre feu. « Vous êtes à côté d’un ami blessé… Oui ! Oui, madame, il faut envoyer des secours, il y a trop de blessés. »

171 appels au secours en 90 minutes. Le standard des urgences est saturé. « J’ai failli mourir au Constellation. J’ai brûlé, je crois. Le Constellation a brûlé en entier. Je crois que mes amis sont morts dedans. Il y a plein de gens qui ont failli mourir, madame. Appelez une ambulance », supplie un jeune. « Oui, les ambulances sont engagées et en route, monsieur », lui répond une employée des services d’urgence.

Très vite, les premières ambulances arrivent et les secouristes dressent les premiers constats. « Je suis sur l’incendie à Crans-Montana, premier sur site médical. Premier bilan : trois brûlés graves », signale un secouriste. « Il faut envoyer des hélicoptères. Les gens, ils meurent. Ils n’ont plus de peau, ils n’ont plus rien. Les ambulances sont déjà là, mais envoyez plus », demande un autre.

C’est une zone de guerre, je te le dis franchement

Un dispositif exceptionnel est activé, car les nouvelles ne sont pas bonnes. « Médecin des urgences ? Oui. C’est pour t’avertir qu’on a une explosion à Crans-Montana. Oui, j’ai entendu. Alors, qu’est-ce que tu as comme nouvelles ? J’ai quatre victimes décédées et une trentaine de blessés minimum. On lance le plan cata. »

À 2h35, un secouriste alerte son collègue. « Les psychologues d’urgence, ils ont été déclenchés ? Non, pas encore. OK, alors il faut faire péter tous ceux qui sont disponibles. C’est une zone de guerre, je te le dis franchement. »

L’engagement des secours n’a pas suffi. 40 personnes ont perdu la vie. Quant à l’enquête, elle pourrait être privée d’éléments clés. Une partie des images des caméras publiques autour de l’établissement ont été effacées. Malgré plusieurs demandes de la justice, la police ne les a pas conservées.

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