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Ghislaine Maxwell, complice de Jeffrey Epstein, refuse de répondre aux questions de la Chambre, « elle répondrait aux questions si elle obtenait une grâce » de Donald Trump

par RTL info avec AFP
Ghislaine Maxwell, complice de Jeffrey Epstein, a sans surprise refusé lundi de répondre aux questions d’une commission de la Chambre des représentants des États-Unis, a indiqué son président républicain James Comer à l’issue d’une courte audition à huis clos.

La complice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, qui purge une peine de 20 ans de prison, a sans surprise refusé lundi de répondre aux questions d’une commission de la Chambre des représentants américaine.

« Comme prévu, Ghislaine Maxwell a invoqué le Cinquième amendement et refusé de répondre à toute question », a déclaré le président républicain de cette commission, James Comer, à l’issue d’une brève audition à huis clos, en visioconférence de sa prison au Texas (sud), qualifiant cette décision de « très décevante ».

Les avocats de Ghislaine Maxwell, engagée dans d’ultimes recours contre sa condamnation en 2022 à 20 ans de prison pour exploitation sexuelle, avaient prévenu dans une lettre à M. Comer qu’elle invoquerait son droit à ne pas s’auto-incriminer, garanti par le Cinquième amendement de la Constitution américaine.

Une grâce présidentielle de Donald Trump

« Son avocat a dit qu’elle répondrait aux questions si elle obtenait une grâce » présidentielle de Donald Trump, a ajouté M. Comer.

Les avocats avaient initialement exigé en échange de son témoignage une immunité pénale, que la commission parlementaire avait refusé de lui accorder.

Cette audition à huis clos intervient en pleine tempête provoquée par la publication le 30 janvier de masses de documents du dossier Epstein, qui embarrassent de nombreuses personnalités à travers le globe.

Ces « plus de trois millions de pages » publiées par le ministère de la Justice ne contiennent pas d’élément nouveau pouvant aboutir à des poursuites supplémentaires, avait d’emblée prévenu son numéro 2, Todd Blanche.

Mais bien que la simple mention du nom d’une personne dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible a priori de sa part, de nombreuses personnalités redoutent l’onde de choc des révélations sur leurs liens passés avec le criminel sexuel

Maxwell prête à exonérer Trump et Clinton

Dans sa déclaration liminaire devant la commission lundi, l’avocat de Ghislaine Maxwell, 64 ans, « a dit qu’elle n’avait aucun élément montrant que les présidents Trump ou Clinton soient coupables de quelque méfait que ce soit », a par ailleurs souligné M. Comer.

L’ex-président démocrate Bill Clinton et l’actuel président républicain Donald Trump ont tous deux entretenu des liens avec Jeffrey Epstein mais assurent avoir rompu avec lui bien avant sa mort en prison à New York en 2019 et n’avoir pas eu connaissance de ses crimes sexuels.

La même commission parlementaire a convoqué pour être auditionnés séparément à la fin du mois Bill Clinton et son épouse Hillary, ancienne secrétaire d’État américaine, sur les liens qu’a entretenus Bill Clinton avec Jeffrey Epstein.

Les époux Clinton ont exigé la semaine dernière des auditions publiques, disant vouloir éviter une instrumentalisation de leurs propos par les républicains.

Todd Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump, était allé fin juillet, dans une démarche hautement inhabituelle, jusqu’à se rendre en Floride (sud-est) où elle purgeait sa peine pour l’interroger pendant une journée et demie.

Peu après, elle a été transférée dans une prison au régime de sécurité moins strict au Texas, provoquant l’indignation des victimes et de leurs proches.

Dans la retranscription de cet entretien publiée en août par le ministère, Ghislaine Maxwell dit ne pas croire au suicide en prison de Jeffrey Epstein, sans vouloir spéculer sur l’identité de la personne responsable de la mort de son complice et ancien compagnon.

Une partie des Américains et des figures de la droite radicale pensent que le financier aurait été assassiné pour l’empêcher de mettre en cause des personnalités qui auraient bénéficié de son réseau d’exploitation sexuelle de jeunes filles.

Dans le même entretien, l’ex-petite amie d’Epstein confirme également qu’il ne conservait pas de « liste de clients », et ne pas avoir connaissance d’un quelconque chantage à l’égard de personnalités importantes.

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