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Le Plan de Paix à Gaza bloqué à la première étape, selon Maxime Prévot : voici les conditions pour passer un nouveau cap

par RTL info avec Belga
La Belgique temporise sur la reconnaissance pleine et entière de l’État de Palestine. Selon le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot, les conditions politiques fixées par le gouvernement ne sont pas encore réunies.

Les conditions pour passer à la deuxième étape de la reconnaissance de la Palestine ne sont pas encore remplies, a expliqué mercredi le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot. Le chef de la diplomatie invoque l’influence du Hamas qui demeure dans la gestion de Gaza et le problème de légitimité du « Board of peace » que mettent en place les Etats-Unis.

En septembre dernier, la Belgique a annoncé à New York, en marge de l’assemblée générale de l’ONU, qu’elle reconnaissait l’Etat de Palestine. Mais, juridiquement, cette reconnaissance n’a pas encore été inscrite dans un arrêté royal. Deux conditions devaient être remplies : la libération du dernier otage détenu par le Hamas et la mise à l’écart des organisations terroristes, telles que le Hamas, de la gestion de la Palestine.

Si la première condition est remplie depuis la remise du corps du dernier otage, la deuxième ne l’est pas, selon M. Prévot, « ni dans sa lettre, ni dans son esprit ».

«Il est encore trop tôt...»

« Le Hamas semble, malgré les effets d’annonce, toujours présent et influent dans la gestion de la bande de Gaza. Les démarches entamées jusqu’à présent dans le cadre du Plan de Paix du Président Trump sont appréciables et vont dans la bonne direction d’une mise à l’écart du Hamas, mais il est encore trop tôt pour considérer que l’on ait atteint un résultat certain », a-t-il expliqué dans un communiqué.

La Belgique prend également ses distances avec la mise en place du « Board of peace » tel que conçue par l’administration Trump. « Dès lors que ce Board of Peace n’est pas légitime aux yeux de l’immense majorité des pays européens dont la Belgique, il serait a fortiori paradoxal de s’en prévaloir pour désormais plaider que la seconde condition de notre accord politique serait rencontrée. Je dois rester cohérent. Seule une évolution significative de ce Board of Peace et de la réalité de terrain permettrait de reconsidérer la question », a-t-il ajouté.

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