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La guerre en Ukraine continue de frapper durement les infrastructures civiles. Dernière attaque en date : une salve d’environ 600 drones russes qui se sont abattus sur Kiev dans la nuit de vendredi à samedi. Cette attaque a provoqué de nouvelles coupures d’électricité dans la capitale ukrainienne, où les pénuries d’énergie sont devenues quotidiennes.
Coupures organisées, adaptation forcée
Dans une ville où le courant est coupé deux fois par jour pendant quatre heures, un planning est désormais mis en place quotidiennement par le fournisseur d’énergie. Mais face à des infrastructures énergétiques sévèrement endommagées, les habitants doivent apprendre à vivre sans électricité.
« Bien sûr, nous sommes inquiets. Nous faisons des réserves », confie Volodymyr, un habitant de Kiev. « J’ai aussi un groupe électrogène qui peut recharger la batterie principale, ce qui nous permet d’alimenter le réfrigérateur, les batteries externes, Internet et les ordinateurs portables. » Avec son épouse, il s’est équipé progressivement pour faire face aux rigueurs de l’hiver.
Commerces et transports en mode survie
Dans ce contexte, de nombreux commerçants n’ont eu d’autre choix que d’investir dans des générateurs pour rester ouverts. Une dépense imprévue et difficile à supporter, comme l’explique Anna Boiko, propriétaire d’un café : « C’est un défi financier. Nous devons constamment acheter du carburant. Honnêtement, acheter un générateur, ça n’était pas prévu. Nous avons attendu jusqu’au dernier moment, mais nous avons dû le faire. »
Nous arrêtons les opérations dans les cinq minutes
Les transports publics ne sont pas épargnés. Le métro et le funiculaire de la ville ont dû adapter leur fonctionnement aux horaires de délestage. « Dès que le planning indique une coupure de courant, nous arrêtons les opérations dans les cinq minutes », explique Pavlo Kondratov, ingénieur en chef du funiculaire. « Il y a deux raisons : la sécurité des voyageurs et la sauvegarde de l’équipement. »
Les autorités craignent que cet hiver soit le pire depuis le début de la guerre. Des centrales ont été entièrement détruites, plongeant de larges portions du pays dans l’obscurité.

















