Partager:
Depuis plusieurs semaines maintenant, la population iranienne manifeste contre le pouvoir en place. Les autorités, de leur côté, arrêtent ou tuent des manifestants.
Pendant ce temps-là, la communauté internationale appelle au calme et les États-Unis de Donald Trump menacent d’intervenir si le pouvoir en place continue la répression.
Retrouvez les dernières informations en direct
18h21 > Le réseau internet reste coupé depuis une semaine sur le territoire iranien
La coupure d’internet imposée le 8 janvier en Iran, alors en proie à un vaste mouvement de contestation avant une répression meurtrière, dure maintenant depuis une semaine, a annoncé jeudi l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.
«Il y a exactement une semaine, l’Iran a sombré dans l’obscurité numérique quand ses autorités ont bloqué internet dans tout le pays», a écrit l’ONG sur ses réseaux sociaux. Selon les groupes de défense de droits humains, la coupure d’internet vise à cacher l’ampleur réelle de la répression.
16h46 > Washington sanctionne des Iraniens accusés d’orchestrer la répression des manifestants
Le gouvernement américain a annoncé jeudi des sanctions économiques à l’encontre de plusieurs responsables sécuritaires iraniens accusés de coordonner la répression des manifestations dans le pays.
«Les dirigeants iraniens ont répondu brutalement aux manifestations pacifiques par des actes de violence, allant de tueries massives dans les rues à des attaques contre des victimes blessées et des hôpitaux», a dénoncé dans un message vidéo le ministre américain des Finances, Scott Bessent.
En réponse, le Trésor impose une nouvelle série de sanctions économiques contre les intérêts iraniens.
Est en particulier visé Ali Larijani, à la tête de la plus haute instance de sécurité en Iran en tant que secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale.
M. Larijani «coordonne la réponse aux manifestations au nom du Guide suprême de l’Iran et a publiquement appelé les forces de sécurité iraniennes à recourir à la force pour réprimer les manifestants pacifiques», écrit le ministère dans un communiqué.
16h31 > Le Canada affirme que l’un de ses ressortissants a été tué en Iran, «aux mains des autorités»
Un citoyen canadien est décédé en Iran, a annoncé jeudi la ministre des Affaires étrangères du pays Anita Anand, mettant en cause les autorités iraniennes, accusées de réprimer dans le sang le mouvement de contestation populaire.
«Je viens d’apprendre qu’un citoyen canadien est mort en Iran aux mains des autorités iraniennes», a déclaré la ministre canadienne sur X, ajoutant que la réponse de Téhéran aux «manifestations pacifiques» avait «conduit le régime à mépriser de manière flagrante la vie humaine».
14h40 > L’Arabie saoudite, le Qatar et Oman ont convaincu Trump de «donner une chance» à l’Iran
L’Arabie saoudite, le Qatar et Oman ont oeuvré pour dissuader le président américain Donald Trump d’attaquer l’Iran et mis en garde contre «de graves répercussions pour la région», a déclaré jeudi à l’AFP un haut responsable saoudien.
13h28 > La Chine dit à l’Iran qu’elle s’oppose à «l’usage de la force dans les relations internationales»
Le ministre chinois des Affaires étrangères a déclaré jeudi à son homologue iranien que Pékin s’opposait à «l’usage ou à la menace du recours à la force dans les relations internationales», lors d’une entretien téléphonique, en abordant les manifestations en Iran.
L’appel entre Wang Yi et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est intervenu après les propos du président américain, Donald Trump, qui a déclaré que les Etats-Unis envisageaient une intervention militaire contre l’Iran, pays secoué depuis plusieurs semaines par des manifestations visant ouvertement le pouvoir.
«La Chine (...) s’oppose à l’usage ou à la menace du recours à la force dans les relations internationales, s’oppose à ce que des pays imposent leur volonté à d’autres pays», a déclaré Wang Yi lors de son appel avec Abbas Araghchi, selon son ministère, ajoutant que la Chine était «disposée à jouer un rôle constructif» en vue de trouver une issue.
13h25 > Les alliés de Washington dans le Golfe mettent en garde contre une intervention en Iran L’Arabie saoudite et d’autres États arabes du Golfe ont mis en garde les États-Unis contre une attaque ciblant l’Iran, en mettant en avant le risque d’une déstabilisation de la région et des marchés pétroliers, rapportent des médias américains.
L’Arabie saoudite, Oman et le Qatar ont averti la Maison Blanche qu’une attaque en Iran ébranlerait les marchés pétroliers, a ainsi affirmé le New York Times mercredi, confirmant de sources diplomatiques une précédente information du Wall Street Journal.
Les États arabes alliés de Washington craignent que des frappes contre l’Iran ne perturbent le trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz, la voie navigable à l’embouchure du golfe Persique qui sépare l’Iran de ses voisins arabes et par laquelle passe environ un cinquième des livraisons mondiales de pétrole, a affirmé le Wall Street Journal.
12h00 > L’Iran «se défendra contre toute menace étrangère», affirme le chef de la diplomatie à son homologue saoudien
L’Iran se défendra «contre toute menace étrangère», a dit jeudi son ministre des Affaires étrangères à son homologue saoudien, tandis que Washington n’écarte pas l’option militaire en réponse à la répression des manifestations par Téhéran.

Le ministre iranien, Abbas Araghchi, a souligné lors d’un entretien téléphonique avec le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Fayçal ben Farhane, «l’importance d’une condamnation internationale de toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures des pays de la région», selon un communiqué publié sur Telegram.
L’agence officielle saoudienne SPA a confirmé cet appel, indiquant que les deux responsables avaient discuté «des moyens de renforcer» la sécurité de la région.
08h11 > L’Iran dément qu’Erfan Soltani ait été condamné à mort
L’Iran a démenti jeudi qu’Erfan Soltani, arrêté samedi pendant des «émeutes», ait été condamné à mort et puisse être exécuté, comme le craignaient Washington et des organisations de défense des droits de l’homme.
Erfan Soltani est incarcéré à la prison de Karaj, près de Téhéran, et accusé de rassemblements contre la sécurité nationale et de propagande contre le système, a déclaré l’agence du pouvoir judiciaire, Mizan online. «S’il est reconnu coupable il sera condamné à une peine de prison, car la loi ne prévoit pas la peine capitale pour ces chefs d’accusation», a ajouté Mizan.
06h00 > L’Iran a fermé son espace aérien dans la nuit de mercredi à jeudi
L’Iran a fermé son espace aérien dans la nuit de mercredi à jeudi, pouvait-on observer sur le site spécialisé Flightradar24.

Selon l’agence de presse néerlandaise ANP, cette fermeture durera deux heures, durant lesquelles seuls les vols internationaux au départ et à destination de l’Iran dotés d’un laissez-passer sont autorisés à pénétrer le ciel iranien.
04h50 > Le Conseil de sécurité de l’Onu se réunira jeudi sur l’Iran Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira jeudi pour « un briefing sur la situation en Iran », a annoncé un porte-parole de la présidence somalienne. Cette réunion aura lieu à la demande des États-Unis, a précisé ce porte-parole.
00h52 > « Pas de pendaison aujourd’hui ou demain », dit le ministre des Affaires étrangères
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré mercredi qu’il n’y aurait « pas de pendaison aujourd’hui ou demain » en Iran, en pleine répression des manifestations par les autorités, dans une interview accordée à la chaîne américaine Fox News.
À la question « allez-vous procéder à la pendaison de certains des manifestants ? », le ministre a répondu qu’il n’y aurait « pas de pendaison aujourd’hui (mercredi) ou demain (jeudi) ». « Je peux vous dire, je suis confiant dans le fait qu’il n’y a pas de projet de pendaison », a-t-il ajouté.
00h30 > Lufthansa va contourner les espaces aériens iranien et irakien « jusqu’à nouvel ordre » Le groupe de transport aérien allemand Lufthansa a annoncé mercredi que ses compagnies contourneront les espaces aériens iranien et irakien « jusqu’à nouvel » ordre, après des menaces américaines contre l’Iran.
Le groupe, qui, outre la compagnie allemande Lufthansa, englobe Austrian, Brussels Airlines, Discover, Eurowings, Swiss et ITA Airways, a expliqué dans un communiqué éviter ces espaces aériens « en raison de la situation actuelle au Moyen-Orient ».

Lufthansa a également décidé d’exploiter ses liaisons vers Israël et la Jordanie sous forme de vols de jour jusqu’à lundi « en raison de la situation au Moyen-orient », ce qui signifie que ses équipages rentreront directement sans passer la nuit sur place, indique le communiqué, ajoutant que certains vols pourraient également être annulés.
00h15 > L’exécution annoncée d’un manifestant a été retardée
L’exécution d’un Iranien arrêté lors de manifestations, qui selon des ONG et Washington risquait d’avoir lieu mercredi, a été reportée, a annoncé un groupe de défense des droits humains, tout en avertissant que la vie du condamné était toujours en danger.
L’exécution d’Erfan Soltani, 26 ans, était prévue mercredi mais a été reportée, a déclaré l’organisation de défense des droits humains Hengaw, basée en Norvège, citant des proches, tout en ajoutant qu’il existait « des inquiétudes sérieuses et persistantes » concernant son droit à la vie.

Donald Trump a affirmé mercredi que « les tueries en Iran ont pris fin » après la répression de manifestations par les autorités, mais a entretenu le flou sur la perspective d’une intervention militaire américaine, affirmant que Washington suivrait de près la situation.
« Nous avons été informés par des sources très importantes de l’autre côté, et elles ont dit que les tueries ont pris fin », a déclaré le président américain lors d’un événement ouvert à la presse à la Maison Blanche, précisant que ces mêmes sources avaient affirmé que les exécutions prévues de manifestants n’auraient finalement « pas lieu ».
Ce mercredi, l’ONG Iran Human Rights (IHR) a fait état d’au moins 3.428 manifestants tués en Iran depuis le début du mouvement de contestation contre le pouvoir. 10.000 personnes auraient par ailleurs été arrêtées.
La forte hausse par rapport au bilan précédent s’explique par « de nouvelles informations reçues de sources au sein des ministères iraniens de la Santé et de l’Éducation », précise cette organisation basée en Norvège.
« Ce chiffre est un minimum absolu », avertit IHR, qui indique avoir reçu « de nouveaux rapports et témoignages montrant davantage encore l’ampleur de la violence ».

















