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La Région de Bruxelles-Capitale fait face à un blocage politique d’une durée exceptionnelle. Frédéric De Gucht, présdient de l’Open VLD, a confirmé que les pourparlers pour former une majorité sont à nouveau à l’arrêt, après 505 jours de négociations.
Interrogé sur les discussions menées par David Leisterh (MR), le libéral flamand déplore l’absence de progrès sur le budget : « On a travaillé pendant cinq semaines sur un tableau budgétaire, avec différentes lignes et différentes mesures à prendre. La distance entre les différents partis est encore très grande», déplore-t-il au micro de Christophe Deborsu, dans le 7h50 de bel RTL Matin.
Plus de lignes rouges que de lignes noires
Frédéric De Gucht pointe du doigt une rigidité excessive de la part des différentes formations, notamment sur les dépenses et les réformes. Il regrette que les partis restent campés sur leurs positions, ce qui empêche d’atteindre l’objectif de dégager un milliard d’euros pour un budget régional de 7,5 milliards. « Il est temps que tout le monde descende un petit peu de son piédestal avec ces lignes rouges. Parfois, je découvre qu’il y a plus de lignes rouges que de lignes noires ou blanches dans ce budget », ironise-t-il.
Il faudra repasser par les électeurs
Le négociateur insiste sur l’urgence d’agir, rappelant que la Région ne peut plus se permettre l’immobilisme. Il martèle que la nécessité de réforme implique de sacrifier des mesures établies, ces « vaches sacrées » qui doivent être « détruites » afin de reconstruire la région.
En affaires courantes jusqu’en 2029 ?
Le libéral refuse de blâmer un seul parti pour la situation, affirmant qu’il ne faut « pas le mettre sur un ou l’autre parti ». Il reconnaît cependant que les idées libérales pour remettre Bruxelles sur les rails sont « complètement différentes » des idées socialistes, expliquant la persistance du blocage.
Face à la démission constatée par le formateur David Leisterh (MR), Frédéric De Gucht évoque une situation extrême. Si ce n’est pas son premier choix, et de loin, laisser la Région en affaires courantes jusqu’aux élections de 2029 est une possibilité.
Toutefois, le président de l’Open VLD a aussi soulevé l’idée de retourner aux urnes à Bruxelles. Proche du record historique d’Elio Di Rupo (541 jours de blocage), cette crise doit trouver une solution urgente. « S’il le faut, il faudra repasser par les électeurs », conclut-il.


















