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Dans la cour à l’arrière de la maison, on aperçoit une petite partie seulement des objets qui ont été évacués par les pompiers, et qui se trouvaient à l’intérieur. Dans la maison d’à côté, la voisine connaissait le problème de l’occupante. « Oui, parce que je suis passée chez elle quelques fois pour l’aider et c’était impossible de circuler à plus de deux l’un derrière l’autre. C’était très très encombré », raconte-t-elle.
Un danger accru pour les secours et les occupants
Le syndrome de Diogène se manifeste par une tendance à stocker les objets jusqu’à rendre la circulation impossible dans certaines pièces. Les pompiers y sont régulièrement confrontés. L’accumulation complique leur travail en cas d’incendie.
« La progression est rendue très difficile parce qu’elle nous freine, raconte Luc Grosdent, pompier. Elle est dangereuse parce qu’on peut très bien se tordre la cheville ou autre. Le tuyau peut rester coincé dans des objets et autres ».
Autre conséquence possible, un feu plus violent et plus difficile à éteindre, explique Luc Grosdent : « L’amas d’objets, pour ne pas dire de déchets, donne une charge calorifique très importante. Donc l’incendie peut avoir une importance plus élevée qu’ailleurs ».
Ma maison était déjà remplie de fumée quand les pompiers m’ont réveillée.
Intoxiqués par les fumées, un chat, un chien et la propriétaire n’ont pas survécu. La voisine, dont la maison est mitoyenne, estime avoir eu beaucoup de chance : « C’est une voisine qui a remarqué les flammes au loin et a prévenu les pompiers. Sans leur intervention, je ne me serais probablement pas réveillé à temps : ma maison était déjà remplie de fumée quand ils m’ont réveillée ».
Le syndrome de Diogène concerne surtout les plus âgés qui vivent seuls. Une personne de plus de 60 ans sur 2000 serait concernée.
















