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C’est dans son atelier de Beyne-Heusay qu’Isabelle Pirotte s’attelle à redonner éclat et stabilité à deux vases rarissimes du XIXe siècle. Ils ont quitté le musée des Beaux-Arts et de la Céramique de Verviers il y a deux mois pour une restauration complète.
Première étape, le nettoyage des pièces. « Celle qui est ici c’est celle qui n’a pas encore été nettoyée », montre la conservatrice et restauratrice de verres et céramiques. « Quand on regarde un peu des parties, par exemple ceci, ou des feuilles, on voit une accumulation de poussière. Donc c’est un peu gris, c’est un peu mat et après nettoyage, on retrouve la blancheur et la brillance. »
Une fois le nettoyage terminé, la restauratrice s’attaque aux collages abîmés. Certains fragments doivent être retirés puis refixés avec des produits plus stables. Des éléments manquants seront ensuite reconstitués. C’est un travail très minutieux. « On voit bien que toutes les petites fleurs sont très fines, très délicates. Il y en a beaucoup, il faut pouvoir passer en dessous pour les nettoyer. Donc on y va millimètre par millimètre », ajoute la restauratrice.
20.000€ pièce
Ces deux vases, réalisés vers 1850 en Allemagne, sont uniques en Belgique de par leur taille et leur finesse. Ils seront réinstallés à Verviers à l’été 2026 après plusieurs mois de travail.
« Ils sont exceptionnels parce qu’ils présentent un décor dit boule de neige. On applique sur l’objet en porcelaine des centaines de petites fleurs blanches qui sont façonnées à la main et collées sur l’objet et qui sont ensuite décorées. Au-dessus de ça, on va appliquer un motif en trois dimensions qui est fait de branches, de feuilles de vignes et d’oiseaux polychromes », détaille Carla Zurstrassen, la conservatrice adjointe des Musées de Verviers.
Chaque vase est estimé à environ 20.000 euros. Une fois restaurées, ces pièces exceptionnelles rejoindront une place d’honneur dans la salle céramique du futur pôle muséal Biolley.


















