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"Certaines plateformes de livraison ont véritablement profité de la crise": Denis Ducarme MENACE les plateformes de livraison

 

Denis Ducarme, Ministre des classes moyennes et des indépendants était l'invite de Fabrice Grosfilley ce matin sur Bel RTL. Il a expliqué pourquoi il part en guerre contre des sociétés de livraison de plats à domicile comme Uber Eats ou Deliveroo.

"J'ai rencontré un certain nombre de restaurateurs et ce que je constate, c'est qu'un certain nombre de plateformes de distribution, de livraison, ont exagéré. Elles ont profité véritablement de la crise et de la pression qu'il y avait sur un certain nombre de restaurateurs. C'est pourquoi j'ai saisi l'inspection économique", a-t-il déclaré.  

On parle de marges de 30%, cela veut dire que près d'une tiers du prix payé par le consommateur va à Deliveroo et Uber Eats pour citer les deux plus grandes. C'est normal ou pas ?

"C'est inadmissible. Et aujourd'hui, avec le nouveau code de droit économique,  ces abus de position dominante comme on les appelle dans le jargon juridique, ne sont plus possible. Il s'agit, grâce à cette réforme du code de droit économique, de rendre plus équitables les relations commerciales entre un petit indépendant et une plateforme aussi importante sur le plan international que Deliveroo. Et donc, il faut vraiment que ceux qui abusent de leur position dominante tirent sur la corde, pratiquent 30% de commission comme c'est indiqué, parfois 35 me dit-on, parce que parfois ce ne sont pas les mêmes commissions qui seraient pratiquées. L'économie, c'est pas la jungle, il y a des règles".

Si l'enquête de l'inspection des affaires économiques confirme vos dires, est-ce qu'il y aura des sanctions ?

"Si je m'avance aussi fort, c'est parce que j'ai pu étudier le dossier, et je constate qu'il devrait en effet y avoir un certain nombre d'abus. L'inspection économique peut étendre des poursuites qui vont jusqu'à 10.000 euros par infraction. Elle peut aussi transmettre le dossier au parquet mais ça peut ne pas s'arrêter là, parce que je dois conclure au fait ou non de saisir la haute autorité de la concurrence."

 

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