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"On va tout cramer à Lemonnier": le rappeur de Benlabel explique la signification de ce message posté la veille des émeutes à Bruxelles (vidéo)

  • Des émeutiers devant le tribunal correctionnel de Bruxelles

  • Dernières infos sur le procès des émeutiers de Bruxelles

 

Dans le cadre du procès des émeutes survenues à Bruxelles en novembre dernier, le rappeur Jelali D (membre du groupe de rap Benlabel) est passé devant le juge pour un message posté la veille des événements sur sa page Facebook. Benlabel, âgé de 32 ans, avait publié sur sa page Facebook: "Demain, on vas (sic) tout cramé (sic) à Lemonnier. Maroc City gang". Le message était accompagné d'une photo où le rappeur apparaissait avec deux armes automatiques. 


Le parquet y voit des "menaces", le rappeur dément

Selon le parquet, ces propos ont mis le feu aux poudres le lendemain. La procureure générale a requis deux ans de prison pour des faits qu'elle qualifie de "menaces très graves". Le rappeur, lui, n'a pas la même version des faits. Pour lui, ses propos ne représentaient qu'un appel à faire la fête en cas de victoire du Maroc au match de qualification pour la coupe du monde de football.

Ce message Facebook, c'était "une hyperbole"

Le rappeur a accepté de répondre aux questions de notre journaliste Dominique Demoulin et d'apparaître à l'image, mais uniquement avec ses lunettes de soleil (ce qui explique que son visage soit flouté lorsqu'il apparaît à l'intérieur de la Cour puisqu'il ne porte alors pas de lunettes, ndlr). "Moi, je ne comprends pas comment ça se fait que je suis ici aujourd'hui, a-t-il répondu. Je n'ai rien à voir avec ce qui s'est passé".

Notre journaliste le relance alors. "Mais quand vous écrivez ça sur Facebook, vous l'écrivez pour qui et pourquoi?", lui demande-t-elle. "Eh bien c'était de l'hyperbole, comme mon avocat l'a dit. C'était… c'était vraiment…", "C'était à l'attention de ses amis privés Facebook", enchaîne son avocat, Maître Cavit Yurt, qui affirme que son client est un bouc émissaire dans cette affaire. Autrement dit, le rappeur Jelali D estime que son message était une figure de style, une exagération qu'il ne s'agissait pas de prendre au sérieux.

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