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Assita Kanko est-elle "la meilleure amie noire" de la N-VA? Elle répond

  • Assita Kanko explique pourquoi elle passée du MR à la N-VA

  • Assita Kanko- L''invité RTL Info de 7h50

 

L'ex-conseillère communale ixelloise du MR Assita Kanko, qui avait pris ses distances avec l'action politique directe en vue du dernier scrutin communal d'octobre, se présentera lors des prochaines élections de 2019 sur une liste N-VA. Dans la matinale de Bel RTL, elle a expliqué à Mathieu Col pourquoi elle avait fait ce choix.

"J’ai pris la décision de rejoindre la N-VA, tout d’abord parce que c’est un parti qui est clair, qui est direct, qui défend ses positions et qui n’est pas du tout flou. Dans la vie politique, il faut savoir où on est, ce qu’on défend et il faut oser assumer ses positions. Ce parti défend les valeurs des lumières, défend une intégration réussie, la N-VA veut une politique d’immigration selon le modèle canadien. Et moi, je pense que c’est une bonne idée", a-t-elle affirmé.

Mathieu Col: Tout ce que vous venez de décrire, ça ne se retrouvait pas au MR ?

Assita Kanko : Disons qu’entretemps, je n’étais plus du tout active politiquement, donc je n’ai pas suivi non plus ce qui s’est passé au MR et qu’humainement il y a eu une amitié qui s’est installée avec les gens de la N-VA et à un moment donné c’est devenu pour moi une évidence. Quand on choisit un parti, c’est aussi une famille politique qu’on choisit, donc il faut qu’on ait ces éléments-là avec.
Quand je suis allée co-présenter le livre de Theo Francken, c’était vraiment en tant que chroniqueuse, j’écris pour De Standaard et là j’ai reçu tellement de violences sur moi et cela n’avait absolument rien à voir avec le fond, disons qu’à ce moment-là une étape a été franchie. J’ai réalisé à quel point la liberté de penser était interdite et qu’on voulait m’assigner à résidence sous ma couleur de peau, que je n’avais pas le droit de dire ce que je pensais et je me suis dit qu’il fallait se battre aussi pour la liberté de penser. On n’est pas obligé d’être de gauche quand on est noir.
 
M.C. : Est-ce qu’en rejoignant les rangs de la N-VA, vous n’avez pas l’impression de faire office de contre-feu, d’excuse, deux semaines après cette campagne polémique sortie à propos du pacte migratoire… En disant un peu, "ma meilleure amie est noire" ?

A.K. : Pas du tout. Tout d’abord, la campagne était vraiment mauvaise, ce n’est pas une campagne que je soutiens et Bart De Wever a réagi directement en disant que ce n’était pas l’âme du parti. C’est une erreur qui a été commise par quelqu’un au sein de la cellule communication et puis voilà le dossier est clos. Bart De Wever a reconnu tout de suite l’erreur et c’est ça qui me plaît aussi cette humilité de reconnaître ses erreurs et dire on avance, on est ouvert. Je ne suis pas un alibi. Pour ceux qui me connaissent, je prends le temps de réfléchir, la liberté de penser, la liberté d’expression, ce sont des choses très importantes pour moi, je me suis battue toute ma vie pour ça et si je voulais vraiment être un alibi ou être opportuniste, j’aurais depuis longtemps rejoint un parti de gauche. Utiliser ma couleur pour aller chercher des votes ethniques à Bruxelles, c’est très très facile. Pourquoi je serais allée me rendre la vie difficile pour essuyer des critiques et de la violence verbale sur internet ?

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