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La police découvre une prison souterraine et une salle de torture à la frontière entre la Belgique et les Pays-Bas

La police découvre une prison souterraine et une salle de torture à la frontière entre la Belgique et les Pays-Bas
(c)OM
 

Fin juin, la police néerlandaise a trouvé une "prison souterraine", composée de sept conteneurs maritimes dans un hangar situé à la frontière belge. Cette découverte a été faite dans l'entité de Roosendaal, à côté d'Essen dans la province d'Anvers, rapporte le site de HLN.

Dans ces conteneurs, la police a fait une découverte qui fait froid dans le dos. L'un des sept conteneurs servait visiblement de chambre de torture alors que les six autres servaient de cellules de détention. 

L'enquête a commencé en avril. La police était sur la piste d'un homme de 40 ans de La Haye et a effectué un raid dans un hangar de Wouwse Plantage - situé à peine à quelques centaines de mètres de la frontière avec la Belgique. Selon le ministère public néerlandais (OM), la police a trouvé sept conteneurs maritimes, dont six servaient de cellules de prison pour pouvoir détenir des personnes. Le septième, était appelé "la salle de traitement" par les suspects.

"Elle était clairement destinée et préparée à torturer des gens", a expliqué l'OM. La chambre de torture en question était équipée d'un fauteuil de dentiste dans lequel une personne détenue pouvait être attachée. Dans le conteneur, la police est également tombée sur des sécateurs, des tondeuses, une scie, des scalpels, des pinces, des menottes, du ruban adhésif, des cagoules et des sacs en coton noir, pour disposer sur la tête de la victime. Tous ces espaces ont été équipés de plaques épaisses pour rendre les différentes pièces insonorisées. 


Six hommes arrêtés

L'un des conteneurs maritimes contenait plusieurs ensembles de vêtements de police, des gilets pare-balles et des feux clignotants. Le 22 juin, la police a arrêté six hommes au cours de treize perquisitions. Ils viennent de La Haye, Rotterdam, Spijkenisse, Utrecht, Nieuwegein et Lexmond. Au total, 25 armes ont été trouvées parmi les suspects, dont des armes légères et un fusil automatique.

Ces six personnes ont été arrêtées parce qu'elles étaient soupçonnées d'enlèvement, de prise d'otages, de sévices graves et d'extorsion et de participation à une organisation criminelle. La chambre du conseil du tribunal d'Amsterdam a ordonné lundi leur détention pendant 90 jours.

Cette découverte a été réalisée grâce à des recherches sur "Encrochat", la société qui propose des téléphones cryptés avec un service de chat crypté utilisé par des milliers de criminels en Europe.

 

 

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