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Procès de Bryan Blue Lumbala contre Jeny Bosenge: "Ce n'était pas un coup de boule, j'ai repoussé sa tête", se défend-il

Un an de prison avec sursis requis contre l'ex-compagnon de la danseuse Jeny Bosenge.

Ce vendredi, au tribunal correctionnel de Bruxelles, la procureure a requis une peine d'un an de prison avec sursis à l'encontre de Bryan Bule Lumbala, l'ex-compagnon de la danseuse et chorégraphe Jeny Bosenge, pour coups et blessures sur cette dernière, commis le 29 septembre 2021.

La procureure a précisé qu'elle ne s'opposait néanmoins pas à une suspension probatoire du prononcé de la condamnation.


La représentante du ministère public a tenu compte du certificat médical remis par la victime, établissant une incapacité de travail de sept jours, mais aussi des trois photos de cette dernière, le visage tuméfié, qui ont été versées au dossier.

Elle a également pris en considération l'appel au 112 qui a été passé, le soir des faits, par le voisin de palier de la victime. La procureure a par ailleurs évoqué des messages "agressifs et violents", envoyés par Bryan Bule Lumbala à Jeny Bosenge, durant une période postérieure aux faits.

Toutefois, ces messages font l'objet d'un autre dossier judiciaire pour harcèlement, dont l'enquête n'est pas terminée.

"Les premiers gestes sont venus d'elle"

Concernant la plainte "inverse", déposée par Bryan Bule Lumbala pour coups et blessures de la part de son ex-compagne ce même 29 septembre 2021, la procureure a estimé que les faits n'étaient pas établis.

Interrogé par la présidente du tribunal, Bryan Bule Lumbala a déclaré que, le jour des faits, il était venu chercher ses affaires chez Jeny Bosenge, après leur rupture quatre jours plus tôt.
"Elle a voulu impérativement engager la conversation. J'ai dit que je n'avais pas le temps. Les premiers gestes de violence sont venus d'elle", a-t-il dit.

L'humoriste de 30 ans a ensuite affirmé qu'il n'avait pas donné "un coup de boule" à son ex-compagne mais qu'il avait "repoussé sa tête" avec la sienne.
Il a également déclaré que celle-ci s'était cognée à son matériel de tournage, plus précisément un stabilisateur, qu'il tenait dans les bras.

Son conseil, Me Kamran Najib, a plaidé l'acquittement au bénéfice du doute, concluant que les circonstances des faits n'étaient pas claires. Il a notamment avancé que la victime était peu précise sur le fait qu'elle avait reçu un coup de poing ou un coup de coude. Il a également mis en doute le témoignage du voisin, qui a déclaré avoir été témoin de la scène. Or, il semble qu'elle ait eu lieu à huis-clos.

"Il m'a manipulée pendant longtemps" 

Jeny Bosenge a quant à elle confié que les violences conjugales avaient commencé environ six mois après le début de leur relation, qui a duré quatre ans et demi. "Il m'a manipulée pendant longtemps, en me convainquant que c'était moi qui m'emportais. Le jour où j'ai vu mon visage gonflé dans le miroir, j'ai compris. Aujourd'hui, je veux la paix. Je veux qu'il me laisse tranquille", a-t-elle notamment déclaré.

Pour Me Marc Uyttendaele, le conseil de la jeune femme, l'élément déclencheur de la violence de Bryan Bule Lumbala est sa jalousie et sa frustration. "Il n'a pas supporté que sa femme connaisse le succès qu'il est loin de connaître. Il l'a dit lui-même: 'au début ça se passait bien. Elle n'était pas connue' .La carrière de Jeny Bosenge a en effet décollé. Elle a aujourd'hui une renommée internationale", a-t-il expliqué. "De son côté à elle, sortir d'une première grande histoire d'amour n'a pas été facile, a fortiori lorsqu'il y a emprise".

Des violences affichées sur internet 

Le 3 octobre 2021, Jenifer Mboyo Bosenge, une danseuse et chorégraphe plus connue sous le pseudonyme Jeny Bosenge, avait diffusé sur les réseaux sociaux des photos d'elle, l'oeil gauche gonflé, dénonçant des coups de la part de son compagnon, l'humoriste Bryan Bule Lumbala, alias Docteur Idéologie, commis quelques jours plus tôt, le 29 septembre. Elle avait ensuite déposé plainte contre lui.

Celui-ci avait réagi à son tour sur les réseaux sociaux, contestant avoir été violent et affirmant avoir aussi fait l'objet de coups de la part de sa compagne. Il avait déposé la même plainte. Le jugement sera prononcé le 20 janvier 2023 à 14h00.

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