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« Mais qu’est-ce que je fous là ? » : comment une simple vanne a conduit Ahmed Sylla à réaliser son premier film

par RTL info
Invité du RTL info 13 heures, Ahmed Sylla est venu présenter « L’Infiltrée », son premier long métrage en tant que réalisateur. Une aventure née presque par hasard… d’une simple vanne lancée à son producteur.

Dans L’Infiltrée, Ahmed Sylla incarne Maxime, un fonctionnaire de police un peu maladroit contraint de se transformer en femme pour infiltrer un gang de trafiquants de drogue composé presque exclusivement de femmes, dirigé par un mystérieux « Tonton ». Sous les traits de Lupita, son alter ego féminin, le comédien enchaîne les situations cocasses dans cette comédie qui mêle humour burlesque et action.

Ce rôle en double identité n’est pas une première pour l’humoriste. « Quand j’ai commencé ma carrière, sur le plateau de On n’demande qu’à en rire, je me suis déguisé en femme une première fois. Ensuite, j’ai fait ce sketch de Karine Le Marchand qui a marqué aussi », explique l’humoriste sur le plateau du RTL info 13 heures. L’idée de boucler la boucle s’est alors imposée : faire un film autour de ce personnage féminin, à condition de trouver la bonne histoire. « Je crois qu’on a trouvé la bonne histoire avec Daive Cohen qui a écrit cette comédie burlesque, cette comédie d’action. »

Passer d’un sketch de cinq minutes à un film d’1h30 représentait un véritable enjeu. « Le plus difficile, c’était de faire un film drôle qui me ressemble et de tenir le personnage tout le film. Parce que sinon ça ne tient pas. » Quand il découvre Lupita pour la première fois, le comédien est convaincu : « Je me suis dit c’est une fille qui existe. »

Réalisateur presque par hasard

Mais au-delà du rôle à l’écran, c’est surtout derrière la caméra qu’Ahmed Sylla a relevé un nouveau défi. L’Infiltrée marque son premier long métrage en tant que réalisateur. Une décision née… d’une plaisanterie.

« On ne trouvait pas de réalisateur. À un moment donné, j’ai fait une vanne au producteur en lui disant : ‘Écoute, si on ne trouve pas de réalisateur, je vais faire le film’. C’était une vanne. Et il me dit : ‘Ce n’est pas une mauvaise idée.’ Et puis il faut y aller, il faut assumer. »

Le premier jour de tournage, le doute s’installe. « J’ai eu le syndrome de l’imposteur. Je me suis dit : mais qu’est-ce que je fous là ? Quelle idée m’a prise de dire je vais réaliser un film. »

Diriger notamment Michèle Laroque lors d’une scène avec Amaury de Crayencour l’impressionne. « J’étais transi de peur. Je me suis dit : mais quelle indication et quelle mise en scène je veux faire ? » Un sourire de l’actrice suffira pourtant à le rassurer. « Elle m’a fait comprendre qu’elle serait avec moi. L’air de me dire : fais-toi confiance, je suis avec toi. »

J’ai découvert ma passion pour la mise en scène

Aujourd’hui, Ahmed Sylla se dit « hyper fier » du résultat. Présenté en avant-première puis au festival de l’Alpe d’Huez, réputé exigeant en matière de comédie, le film a déjà reçu ses premiers retours. « Là-bas, le public est exigeant. J’ai pu avoir les premières réactions et les gens rient. C’est exactement ce que je voulais : un film drôle, qui rassemble et qui soit familial. »

L’expérience lui a donné le goût de la mise en scène. « Ce que j’ai découvert, c’est ma passion pour la mise en scène. Diriger les acteurs, les modeler, prendre des décisions… C’est incroyable quand un comédien arrive à mettre en lumière exactement ce qu’on a en tête. »

De la blague lancée presque à la légère à la réalisation d’un long métrage, Ahmed Sylla aura finalement transformé un trait d’humour en véritable tournant de carrière.

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