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La liste est longue. Jérémy Doku, touché en Ligue des champions avec Manchester City face à Galatasaray, n’a pas joué ce week-end. Ses statistiques restent solides – trois buts et onze assists – mais son explosivité est sa marque de fabrique. Et sans ses accélérations, City perd un joueur majeur.
Youri Tielemans est lui aussi à l’arrêt : huit à dix semaines d’absence selon Unai Emery, son coach à Aston Villa. Thomas Meunier, blessé aux ischio-jambiers, sera indisponible trois à six semaines.
Quant à Kevin De Bruyne, il poursuit sa revalidation. L’ancien soigneur de Naples a jeté un froid : « Je ne suis pas optimiste pour KDB ». Quand le cerveau du jeu des Diables est incertain, c’est toute l’architecture collective qui peut vaciller.
Un rendez-vous stratégique
À cela s’ajoutent Malick Fofana, absent depuis octobre en raison d’une entorse à la cheville, et Dodi Lukébakio, éloigné des terrains depuis novembre avec une fracture. Les Diables ont les ailes coupées.
Seule éclaircie : Romelu Lukaku a repris avec Naples. Trois apparitions, une vingtaine de minutes au total. On avance prudemment, et c’est logique. Lukaku reste une valeur sûre… à condition d’être à 100 %.
Dans ce contexte, que vaut vraiment ce stage américain prévu fin mars ? Probablement moins comme une répétition générale que comme un moment d’évaluation. Rudi Garcia va devoir composer avec des absences majeures et des joueurs à court de rythme. Il devra ajuster ses choix, tester des solutions et offrir du temps de jeu à ceux qui frappent à la porte du noyau.
Face au Mexique et aux États-Unis, l’enjeu ne sera pas tant le résultat que les réponses apportées sur le terrain : qui peut dépanner, qui peut s’imposer, et avec quel équilibre collectif malgré les absences ?
Ce stage ne dira pas si la Belgique est prête pour la Coupe du monde. Mais il dira clairement sur qui elle peut compter… quand les cadres sont absents.















