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Chelsea-Arsenal, duel entre deux visions du pouvoir en Carabao Cup

par Emiliano Bonfigli
Chelsea-Arsenal, demi-finale aller de la Carabao Cup, ce mercredi à 21h. Sur le papier, une affiche classique du football anglais. Dans le fond, un résumé saisissant de deux visions radicalement opposées du management sportif.

À Chelsea, la valse des entraîneurs est devenue une tradition presque aussi enracinée que Stamford Bridge. L’Italien Enzo Maresca vient d’en faire les frais. Licencié malgré un trophée majeur acquis en fin de saison dernière (la Coupe du monde des clubs), il a été remplacé par Liam Rosenior. Un scénario tristement banal chez les Blues. À Londres, le succès n’achète jamais la tranquillité. Il peut même précipiter la sortie.

Les exemples sont nombreux et éloquents. Roberto Di Matteo avait offert la Ligue des Champions en 2012 : il est ensuite remercié quelques mois plus tard. Thomas Tuchel remporte la Ligue des Champions en 2021 : même sort. Antonio Conte, champion d’Angleterre. Maurizio Sarri, vainqueur de l’Europa League. Tous ont appris à Chelsea une règle simple : gagner ne garantit rien. Pire, cela n’offre qu’un léger sursis.

Sportivement, la situation actuelle n’arrange rien. Chelsea n’est que huitième de Premier League, avec un bilan mitigé après 21 journées : 8 victoires, 7 nuls, 6 défaites. Insuffisant pour un club qui change d’entraîneur comme d’autres changent de système tactique. À Chelsea, l’urgence permanente est devenue un mode de gestion.

Arsenal, antithèse des Blues

En face, Arsenal avance à contre-courant. Ici, pas de panique, pas de décisions impulsives. Le projet a un visage : Mikel Arteta. Le club lui a offert du temps, de la stabilité et de la confiance. Résultat : Arsenal est leader de Premier League, avec six points d’avance sur Manchester City, et est surtout porteur d’une vraie identité de jeu. Le quotidien des Gunners est fait de continuité, de performances et de sérénité.

Chelsea-Arsenal, ce n’est donc pas seulement une demi-finale de Coupe de la Ligue. C’est l’affrontement de deux mondes. D’un côté, l’instabilité chronique, où même la victoire a parfois le blues. De l’autre, la patience érigée en principe de gouvernance. Mercredi soir, à Stamford Bridge, ce ne sont pas seulement deux rivaux de Londres qui s’opposeront mais bien deux visions différentes du football.

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