Partager:
Vous aviez fustigé le fameux plan Good Move pendant des années. Bruxelles est une des villes les plus embouteillées d’Europe. C’est quoi le « Goodmove de Dilliès », si je puis m’exprimer ainsi ?
C’est du pragmatisme. Je ne crois pas qu’il y ait une bonne politique de mobilité de droite ou une mauvaise de gauche. Ces dernières années, il faut reconnaître que Good Move a opposé beaucoup les uns aux autres. Il faut pouvoir évoluer. Ne plus rester dans la mobilité des années 80, c’est une certitude. Il faut laisser de la place à ceux qui peuvent se permettre le vélo, parce que dans beaucoup de cas, un cycliste en plus, c’est une voiture en moins. Mais il ne faut pas stigmatiser l’automobiliste.
Vous n’êtes pas anti-voitures ?
Pas du tout, je ne suis pas anti-voitures. Je suis pour l’équilibre et je suis surtout contre le dogmatisme. Et ici, la ligne que nous avons prise est celle-là. Elle est celle de l’équilibre et du respect des différents modes de transport. C’est plus compliqué, ça prend plus de temps, et ça nécessite aussi de la concertation avec les commerçants, avec les habitants.
Et qu’est-ce qu’on fait, Boris Dilliès, avec les voitures les plus polluantes, cette fameuse zone de basse émission (LEZ) ? Est-ce qu’elles peuvent et pourront encore venir à Bruxelles ou pas ?
Alors précisément, ce qui est spécifié, c’est qu’il y a la création d’un pass qui va permettre cette transition, parce qu’il y a à la fois le respect de la qualité de vie, de la qualité de l’air. C’est important. Mais il y a aussi des réalités sur le fait que si on est trop brutal, on n’arrive pas à mettre les choses en place. C’est pour cela qu’on a prévu une série de passes pour qu’il y ait une transition qui soit beaucoup plus douce que ce qui était prévu précédemment.
Le métro 3, qu’est-ce qu’on fait ? On a l’argent à Bruxelles pour construire de nouvelles lignes de métro ou on laisse tomber ?
Il est très clair qu’à ce stade, malheureusement, c’est stoppé. Il y a d’autres urgences et il faut pouvoir avoir les moyens de ses ambitions.















