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Bernard Quintin veut aller vite. Interrogé ce jeudi par Martin Buxant sur Bel RTL, le ministre de l’Intérieur a annoncé que des patrouilles mixtes entre policiers et militaires pourraient être mises en place dans les prochaines semaines : « Si vous me posez la question, à moi, le plus vite possible dans les semaines qui viennent », a-t-il affirmé, précisant disposer d’un accord politique et de travaux en cours pour adapter les protocoles existants.
Objectif : permettre aux militaires d’épauler les policiers sur le terrain « d’ici la fin de l’année ».
Que pourront-ils faire ?
Ces militaires ne mèneront pas de missions de police à proprement parler. Pas question pour eux d’effectuer des contrôles, des fouilles ou des arrestations. « L’idée, c’est d’avoir des patrouilles mixtes. Si vous avez une patrouille de six policiers, ceux qui protègent les collègues en action peuvent être remplacés par des militaires. On double ainsi la capacité de patrouille », a expliqué Bernard Quintin.
Il s’agit donc d’un modèle différent de celui mis en place en 2016 dans le cadre de la menace terroriste.
Des règles d’engagement précises
Face aux critiques exprimées notamment par le ministre de la Défense Theo Francken et les syndicats militaires, Bernard Quintin insiste sur la nécessité de protocoles clairs : « Ce sera toujours sous la responsabilité de la police. Les règles d’engagement devront être strictes et précises. »
Interrogé sur les risques d’incidents graves, comme un militaire qui tirerait sur un jeune dealer, le ministre a réaffirmé que l’autorité de commandement restera policière : « La responsabilité de l’action doit être celle de la police, qui est appuyée par l’armée. Pour moi, c’est très clair. »


















