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Vooruit a "peu de chances" de participer au gouvernement fédéral selon Conner Rousseau: est-ce un choix stratégique?

Selon le député Conner Rousseau, Vooruit ne va sans doute pas s'associer avec la N-VA, le MR et les Engagés pour former le gouvernement fédéral. Mais cette déclaration est-elle un choix stratégique?

Les chances sont minces que Vooruit participe à l'échelon fédéral dans une coalition qui associerait Vooruit, la N-VA, le MR et les Engagés, selon le député et candidat à redevenir le président des socialistes flamands, Conner Rousseau, interrogé sur VTM.

M. Rousseau a visé les propositions d'économies mises en avant par le MR et la N-VA durant la campagne électorale alors que les gros patrimoines seraient préservés.  

"Il y a peu de chances que nous participions à cela", a-t-il averti. "S'ils nous appellent pour économiser 5 milliards d'euros dans les soins de santé, c'est même pas la peine".    

Le socialiste refuse d'entrer dans une logique d'économies "dont le Flamand moyen paierait le prix plein" et qui n'intégrerait pas les grosses fortunes.    

Un stratégie?

Selon le politologue Dave Sinardet, la sortie de Conner Rousseau est probablement stratégique. "Ça peut être des déclarations qui sont faites pour faire monter un petit peu les enchères", dit-il. "Pour montrer aussi à l'arrière-banc qu'on ne va pas simplement rentrer dans une coalition de centre droit. Parce que logiquement, dans l'arrière-banc, il y a un peu de nervosité, d'inquiétude."

Théoriquement, Vooruit pourrait être remplacé par les libéraux flamands de l'Open VLD dans une coalition fédérale. Ces cinq partis obtiennent tout juste la majorité, 76 sièges au Parlement. "Mathématiquement, c'est une majorité, mais on est vraiment dépendant de chaque parlementaire individuel", dit le politologue. "Donc, en fait, c'est politiquement infaisable avec une majorité aussi courte."

D'autant que l'Open VLD fait partie des grands perdants des élections au nord du pays. Son président a annoncé mardi qu'il ne comptait pas participer à un gouvernement.

 

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Commentaires

2 commentaires

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  • Pourquoi serait-ce leur faute ? Leur choix est la conséquence de ceux fait par les électeurs qui les ont pénalisés.

    Léon Dohogne
  • Avec la moitié des partis qui annoncent ne pas monter dans un gouvernement, c'est quand même lamentable. Surtout qu'après, ce sont les mêmes qui vont dire que s'il n'y a pas de gouvernement, ce n'est pas de leur faute.

    Thierry Frayer
     Répondre