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À Charleroi, la situation sécuritaire liée à la drogue ne s’aggrave pas, selon le bourgmestre. Les statistiques policières « vont dans le bon sens », assure Thomas Dermine, invité dans « Face à Buxant » dimanche soir dans le RTL info 19H. Mais, selon le socialiste, derrière ces chiffres encourageants, le problème de fond reste entier : la consommation de cocaïne, largement répandue dans tous les milieux sociaux, alimente toujours l’insécurité dans certains quartiers de la ville.
Selon le bourgmestre carolo, la Belgique est devenue une plaque tournante de la cocaïne, avec des conséquences directes sur le terrain. « Ce qui me choque aujourd’hui, c’est la consommation de cocaïne dans tous les milieux sociaux, mais en particulier dans certains milieux aisés, qui crée de l’insécurité dans les quartiers pauvres, notamment à Charleroi », regrette Thomas Dermine.
Pour faire face à cette situation, le socialiste assure que la Ville mène des actions. D’une part, en renforçant la sécurité dans les quartiers sensibles : déploiement massif de policiers, caméras de surveillance, chiens de police. D’autre part, en ciblant davantage les consommateurs de drogues, que le bourgmestre estime trop peu inquiétés. « Il faut aussi contrôler les consommateurs et les gosses de riches qui consomment de la cocaïne », martèle Thomas Dermine, pointant une incohérence entre les discours politiques et la réalité du terrain.
Le fédéral ne fournit pas des tests salivaires
En cause notamment : l’absence de tests salivaires permettant de détecter la consommation de cocaïne. « Quand ma police de Charleroi demande au fédéral des tests salivaires pour contrôler les consommateurs, on ne leur en fournit pas », déplore le bourgmestre. Selon lui, cette situation concerne « la plupart des zones de police du pays » et illustre un décalage entre les annonces politiques et les moyens concrets mis à disposition des forces de l’ordre. « Il y a une incohérence totale entre un gouvernement qui dit vouloir faire les gros bras contre la drogue et la réalité sur le terrain », insiste-t-il.
Le bourgmestre rejoint par ailleurs les propos de Georges-Louis Bouchez, qui avait déclaré que « les consommateurs de drogues ont du sang sur les mains ». « Je trouve qu’il a raison », confie le socialiste, appelant à une politique plus cohérente et plus efficace contre la consommation de drogues.















