Accueil Actu Belgique Politique

"On recevait des coups de tous les côtés": Paul Magnette s'exprime pour la première fois depuis l'échec socialiste du 9 juin

Paul Magnette est l'invité du RTL info 19 h, il s'exprime publiquement pour la première fois depuis l'échec du Parti socialiste au scrutin du 9 juin.

Le président socialiste a été très silencieux depuis plusieurs semaines. Un choix assumé : "Je me suis exprimé le soir du 9 juin, j'ai tout de suite reconnu la victoire des partis de droite, même si ce n'est pas le résultat que j'avais espéré, c'est la démocratie", reconnaît Paul Magnette sur notre plateau. "Dès le lendemain, nous nous sommes réunis, nous avons décidé d'aller dans l'opposition, qu'on veut intelligente et constructive. C'est maintenant à la droite de gouverner", continue-t-il.

Le président socialiste revient ensuite sur sa campagne électorale et sur les raisons du recul du PS. Raoul Hedebouw assurait que c'est à cause de la stratégie du PS, à prendre le PTB comme cible. Tout le contraire, répond Paul Magnette : "J'ai constaté que le PTB faisait sa campagne contre les socialistes et contre les écologistes aussi d'ailleurs", rétorque-t-il. "Et c'est vrai que ça a été une position qui était pas confortable pour nous, parce qu'on recevait des coup de tout côté. On se faisait taper dessus en permanence par le MR sur notre droite et on se faisait taper dessus par le PTB de l'autre côté", déplore Paul Magnette.

Opposition

Le PS fait le choix de l'opposition partout, mais pourrait changer d'avis au niveau Bruxellois : "C'était plus simple, c'était plus clair, mais il se fait que les Ecolo ont décidé d'aller dans l'opposition, que DéFi aussi et donc finalement il n'y a presque plus personne pour gouverner Bruxelles, or, il faut bien que Bruxelles soit gouvernée", explique Paul Magnette.

Il poursuit : "On ne va pas paralyser les institutions, donc si on a absolument besoin des socialistes, on répondra présent, mais pas pour faire n'importe quoi". Plusieurs aspects sont importants pour le président socialiste. "On s'est battu pour la gratuité des transports en commun, si la droite veut remettre en cause la gratuité des transports en commun, ça ne sera pas avec nous. On s'est battu pour le logement social, pour les salaires, si la droite veut attaquer les logements sociaux et les salaires, ça ne sera pas avec nous", conclut-il.

À la une

Les plus lus