Partager:
Soirée sous haute tension à Saint-Gilles où se tenait ce mercredi une conférence du mouvement réformateur. Depuis plusieurs jours, la tenue de cette réunion suscitait le débat.
Environ 150 personnes se sont rassemblées dès la fin de l’après-midi sur la place de Bethléem, à l’appel du Front antifasciste bruxellois. Sous le kiosque, pour se protéger d’une pluie battante, les manifestants ont repris en chœur des slogans tels que « Le MR est raciste », « Saint-Gilles antifasciste » et « Bruxelles antifasciste ». Malgré le froid, plusieurs chants ont été entonnés, dont « Bella Ciao », hymne de la résistance italienne.
Sécurité renforcée
150 policiers équipés de boucliers anti-émeutes, avec une autopompe, étaient prêts à intervenir au cas où il y aurait des débordements. Cela n’a pas été le cas avant le début de la conférence. Les manifestants sont descendus de la place Bethléem jusqu’au siège du siège du mouvement réformateur, avenue de la Toison d’or, où la présence policière avait également été renforcée.
« Si on annule ce genre de réunion, c’est la démocratie qui recule »
Ces manifestants dénonçaient l’orientation de certaines branches du mouvement réformateur vers une idéologie qu’ils qualifient d’extrême droite. Et le MR, malgré cette évaluation élevée des risques, a tenu à maintenir cette soirée. « On n’a pas voulu annuler cette réunion, parce que si on annule ce genre de réunion, c’est la démocratie qui recule, il n’y a pas de zone de non-droit en Belgique, c’est aussi ce qu’on a voulu affirmer aujourd’hui. Je regrette que ça coûte de l’argent, mais d’un autre côté, renoncer à la démocratie, c’est bien plus grave », a estimé Georges-Louis Bouchez.
« Je regrette qu’on doive avoir un tel dispositif. Des réunions comme celle-ci, on en organise tous les soirs, hier nous étions à Mons, il y avait plus de 300 personnes, heureusement il n’y avait que quelques policiers en civil, on n’avait pas eu besoin d’un tel dispositif » a-t-il encore déclaré.


















