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Une opération d'Europol ouvre de nouvelles pistes qui pourraient mener à 197 pédocriminels

Une équipe de 32 enquêteurs issus de 10 pays a identifié de nouvelles pistes qui pourraient mener à 197 acheteurs d'images de violences sexuelles commises sur des enfants et diffusées en direct, a indiqué Europol mardi dans un communiqué. La police fédérale belge a notamment participé à l'opération.

Lors d'un "sprint" de cinq jours, qui s'est tenu du 24 au 28 juin au siège d'Europol à La Haye, des enquêteurs venus d'Autriche, de Belgique, de France, d'Allemagne, des Pays-Bas, d'Espagne, de Suède, de Norvège, du Royaume-Uni et des États-Unis ont analysé des dizaines de milliers d'images et de vidéos de violences sexuelles commises sur des enfants. Ils ont également passé au peigne fin plus de 10 millions de lignes de conversations en ligne tenues entre environ 12.000 comptes clients uniques et 100 comptes vendeurs de ces images. Ces énormes volumes de données ont été générés sur une période de 12 ans.

Les enquêteurs sont partis de pistes issues d'enquêtes menées par les services de Sécurité intérieure des États-Unis sur des réseaux criminels exploitant sexuellement des enfants aux Philippines par le biais de plateformes de diffusion en direct. Au fur et à mesure que les acheteurs et les trafiquants sont arrêtés, leur empreinte numérique (chats, données de transaction, données de localisation et adresses IP) est utilisée pour enquêter sur un plus grand nombre de réseaux criminels dans le but de sauver davantage d'enfants.

Les violences sexuelles commises sur des enfants en direct sont une industrie en pleine expansion, impliquant des trafiquants d'enfants aux Philippines et ailleurs, souligne Europol dans son communiqué. Les images sont diffusées au moyen de connexions cryptées, ne laissant que peu de preuves numériques, ce qui complique le travail des enquêteurs.

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