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Sophie est puéricultrice depuis 18 ans : un métier aussi passionnant qu’épuisant. Aujourd’hui, les normes sont claires, c’est une personne pour 7 enfants, un équilibre parfois fragile, souvent à la limite, alors un peu d’aide serait la bienvenue.
« Ça nous permettrait de passer un peu plus de temps forcément avec les enfants. Le temps où on passe à faire les goûters, où on coupe les fruits, où on fait les tartines, la vaisselle, ça serait quelqu’un qui nous aiderait énormément. Ça paraît des petites tâches, mais ça nous prend beaucoup de temps», note cette puéricultrice.
La directrice de la crèche se veut rassurante : ilne s’agit en aucun cas de remplacer le personnel. L’objectif est plutôt de leur offrir un soutien, leur permettre de souffler. En effet, si la crèche ne recrute pas de travailleurs supplémentaires, c’est uniquement pour des raisons budgétaires. « C’est un peu compliqué, mais on fait avec les aides que nous avons. Le fait de demander des bénévoles va nous permettre de pouvoir donner une petite bulle d’oxygène à nos équipes sans pour ça rentrer dans des budgets supplémentaires», explique Sarah Aitella, directrice.
Dans la pratique, le recrutement sera strictement encadré : chaque bénévole signera un contrat et devra notamment fournir un extrait de casier judiciaire. Une alternative mise en place pour répondre aux demandes du personnel sur le terrain. « On a les normes, le taux d’encadrement est là. C’est vrai qu’un petit bonus en plus avec des bénévoles qui pourraient venir ajouter du temps en plus et qu’on peut libérer pour pouvoir s’occuper des enfants, ça pourrait soulager les équipes qui sont en demande», rappelle Marcella Ippolito, responsable sociale de la crèche.
A l’Office de la Naissance et de l’Enfance, ce bénévolat est considéré comme positif. Toutefois, il ne doit pas occulter la nécessité de revoir les normes en vigueur. «Il est certain que la volonté, c’est bien entendu que les professionnels se sentent bien, ne se sentent pas surchargés dans leur travail et donc c’est un combat qui est toujours mené de pouvoir améliorer ces normes d’encadrement et ce n’est pas du tout quelque chose qui est remis en question parce qu’il y a des contrats de volontariat dans les milieux d’accueil», détaille Sylvie Anzalone, porte-parole de l’ONE.
L’office de la naissance et de l’enfance précise également que les bénévoles ne sont pas autorisés à s’occuper directement des enfants. Leur intervention se limite exclusivement à des tâches logistiques.
















