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Cela fait plusieurs heures que les sites internets d’administration fédérale se font hacker. Heureusement, seuls des hackers éthiques sont derrière ces tentatives de cyberattaque. « On essaie de trouver des vulnérabilités, des failles de sécurité dans des sites proposés par l’événement », dit un hacker éthique. « Si on trouve des failles, on doit leur reporter avec un rapport bien structuré. »
« Ça nous fait de l’expérience en plus », indique son collègue. « On peut aussi rencontrer des gens du monde de la cyber. »

Bryan et Maïko sont étudiants en cybersécurité à Namur. Leur cible du jour ? Les sites de la Défense belge. Un challenge de taille. « Ça leur permet de voir comment ça fonctionne », sourit Benjamin Van Damme, professeur à la section sécurité des systèmes à la Henallux. « Ils vont sûrement être confrontés à des frustrations. C’est très compliqué de trouver des vulnérabilités, donc ils risquent d’être coincés, de ne pas trouver et de se rendre compte que pour faire un métier qui a l’air passionnant, il va falloir être assidu. »

Des professionnels de la cybersécurité se trouvent aussi parmi les participants.
À Bruxelles. Les techniciens de la Défense suivent donc avec attention toutes les tentatives d’intrusion. « Si jamais une faille critique est découverte, on met à jour au plus vite notre réelle application afin de corriger cette faille », explique Thibault Debatty, directeur du Centre de recherche pour la cybersécurité en Belgique. « Et on félicite évidemment le candidat qui a trouvé la faille. C’est fair-play. »

Plusieurs cibles ont été proposées aux hackers. Parmi elles, l’armée, la police ou encore le centre pour la cybersécurité. Au vu des informations sensibles que peut révéler une faille, l’accès à l’événement est très restreint. « L’organisation de ce type d’événement demande un certain travail et un certain cadre », affirme Phédra Clouner, directrice adjointe du Centre pour la cybersécurité en Belgique. « Il a fallu qu’on identifie les hackers éthiques en tant que tel et évidemment, n’importe qui ne peut pas participer à ce genre d’événement. Donc on a vraiment une équipe qui les trie sur le volet. »
L’année dernière, ce même événement a révélé plus de 80 failles dont une majeure.

















