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La prolifération des rats deviendrait quasiment incontrôlable dans plusieurs villes de Wallonie comme Namur, Liège, Charleroi, Mons… mais la situation serait encore pire à Bruxelles. La députée wallonne Véronique Durenne (MR), tire le signal d’alarme : femme d’agriculteur, elle affirme que depuis 1 ou 2 ans, il y a une prolifération de rats, à la fois dans les villes mais aussi dans les campagnes. Elle a écrit à la ministre de l’Agriculture et de la Nature, Anne-Catherine Dalcq (MR), à qui elle demande des solutions. En cause, le réchauffement climatique et une nourriture toujours plus abondante laissée partout et qui attire les nuisibles.
« Une réglementation européenne »
Il y a aussi le manque d’efficacité des produits distribués par les communes aux citoyens : les rats ont développé une forme de résistance à ces produits, selon Vincent Quevit, de la société Eradication. « Il y a une concentration de maximum 25 ppm pour les produits qu’on trouve dans le commerce, c’est une réglementation européenne qui l’impose. Et donc il peut y avoir des résistances qui se créent à certaines matières actives », explique-t-il. Cependant, « les professionnels peuvent toujours utiliser de la matière active jusqu’à 50 ppm, avec donc une efficacité plus importante ».
Pour contre cela, les spécialistes ont créé « une boîte de sécurité ». « C’est une boîte qui est fermée à clé qui permet une ouverture facile : il y a deux compartiments, un qui permet l’accès au rongeur, un autre où on peut accrocher un anticoagulant », détaille séraphin Bonnet, employé de la société « Eradication ». Le rat consomme alors l’anti coagulant et meurt quelques jours plus tard.
Les spécialistes alertent car, avec les rats, il y a un risque sanitaire d’importance avec le danger de développer des maladies comme la leptospirose.
La contamination peut se faire par contact direct avec un animal infecté ou indirectement par contact avec de l’eau ou du sol contaminé. En cas de traitement tardif, la leptospirose peut être mortelle.
En 2024, selon Sciensano, il y a eu 50 cas confirmés, soit 19 de plus qu’en 2023 qui était déjà une année record.
















