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La grève qui touche le TEC et la SNCB devrait durer au moins jusqu’à vendredi. Conséquence, dans pas mal de secteurs il faut s’adapter : dans les entreprises, par exemple, qui doivent gérer les absents, ceux qui manifestent, et ceux qui ne peuvent arriver au bureau faute de train ou de bus.
Ces entreprises, surtout, en ont assez de ces grèves à répétition qui ont impact énorme sur l’économie : lors des dernières grèves nationales du mois de novembre, AKT for Wallonia (ex-Union Wallonne des entreprises) estimait que l’économie wallonne perdait 100 millions d’euros par jour. Ici, l’impact sera moindre car cela ne concerne que les transports en commun. « Il sera moins important qu’il y a quelques années, il est hétérogène entre les entreprises, mais pour certaines entreprises, où il n’est pas possible de faire du télétravail, ça reste compliqué », estime Frédéric Panier, patron d’AKT for Wallonia.
Concrètement, et alors que les grèves étaient annoncées depuis plusieurs jours, les travailleurs doivent tout faire pour se rendre sur leur lieu de travail. S’il est établi que ce n’est pas le cas, il peut y avoir des retenues sur salaire ou des journées qui ne sont pas payées.
En attendant, quels sont les recours des sociétés, quel est leur seuil de tolérance ? « Un travailleur qui ne vient pas n’a pas le droit à sa rémunération et c’est un peu le but de cette grève : bloquer l’économie », pointe Bruno-Henri Vincent, avocat spécialisé dans le droit du travail.
La loi est claire : tout le monde doit prendre ses dispositions pour venir travailler.


















