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La mobilisation s’amplifie dans les transports en commun wallons. Pas question de ralentir le mouvement pour les syndicats. À Namur, l’assemblée syndicale réunie mardi midi a confirmé la poursuite du mouvement jusqu’à ce vendredi et, selon nos informations, les autres régions wallonnes devraient suivre.
Ce mercredi matin dès 6h, une centaine de travailleurs du TEC se sont rassemblés devant le siège de l’Opérateur de Transport de Wallonie (OTW). Ils ont tiré des feux de Bengale, feux d’artifice et pétards, et ont jeté des œufs sur la façade de l’organisme public. Ils entendent défendre leurs acquis sociaux et une délégation sera reçue à 9h00 par le ministre wallon de la Mobilité François Desquesnes.

« Des représentants nous recevront au cabinet du ministre de la Mobilité », précise Serge Delchambre, secrétaire interrégionale à la CGSP. « Déçu qu’il ne nous reçoive pas en personne ? Pas vraiment, ça aurait été bien qu’il prenne ses responsabilités devant les gens ».
Les grévistes protestent contre les mesures d’économie imposées par le gouvernement wallon dans le cadre de la révision du Contrat de service public. « Nous dénonçons notamment la suspension de la pseudo prépension, le retrait de nos heures de chaleur, une plus grande privatisation de nos lignes et tout ce qui concerne le fond de mutuelle wallon et le fonds social », a expliqué Karl Di Stefano, secrétaire permanent de la CSC Services Publics-Transports. « Si nous sommes présents si tôt, c’est pour empêcher les gens de l’OTW de pouvoir travailler », a-t-il ajouté.
Ils ont jeté de la farine et des œufs sur les bus
Peu avant 7h00, les grévistes ont aperçu un bus TEC (ligne 433) qui circulait à quelques mètres de là, sur le rond-point Joséphine Charlotte. Ils l’ont bloqué durant près de cinq minutes avant de le laisser repartir. Vers 8h, ils ont également arrêté d’autres bus TEC. « Ils ont jeté de la farine et des œufs sur les bus avant de dégonfler les pneus et coupé la courroie », explique Arnaud Toussaint, notre journaliste sur place. « Les chauffeurs attendent sur le trottoir d’être ramenés par un véhicule du dispatch », ajoute-t-il.

La paralysie a été quasi-totale ce mardi, la situation est similaire ce mercredi. Si certains chauffeurs expriment leur volonté de reprendre le travail, la mobilisation reste forte.
Quelques bus à Charleroi, près de 3 lignes sur 4 bloquées à Liège
Le trafic des transports en commun dans la région de Charleroi est toujours globalement à l’arrêt, ce mercredi, à la suite d’une grève en front commun syndical menée toute la semaine.
Cela coince aussi sur le réseau TEC en région liégeoise, avec près de trois lignes sur quatre supprimées. D’importantes perturbations sont également attendues dans le Brabant wallon, dans le reste du Hainaut et sur le réseau Namur-Luxembourg, annonce mercredi TEC.
Si une dizaine de lignes de bus circulent dans la région de Charleroi, on dénombre dans la province de Liège 147 lignes totalement à l’arrêt, dont le tram et le Busway 2. Huit lignes sont partiellement perturbées et 50 autres circulent normalement, « sous réserve de perturbations supplémentaires en cours de journée », précise la porte-parole de TEC Liège-Verviers, Isabelle Tasset.
Et la SNCB ?
Du côté des chemins de fer, la SNCB continue de mettre en place un service alternatif, mais les perturbations seront également importantes ce mercredi.
- Trains IC (entre grandes villes) : 2 sur 3 seront assurés.
- Trains L et S (réseau local et suburbain) : seul 1 sur 2 circulera.
- Trains P (trains aux heures de pointe) : quasi inexistants.
La SNCB prévoit une situation similaire pour la journée de jeudi et invite les voyageurs à consulter son site internet ou ses réseaux sociaux pour obtenir des informations actualisées en temps réel.
















