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L’Inde a récemment confirmé deux nouveaux cas de contamination au virus Nipah : elle assure que les risques de propagation ont été « contenus dans les temps » mais ce virus inquiète le monde entier. Au moins 5 cas ont été confirmés dans l’État du Bengale-Occidental, et une centaine de personnes ont été placées en quarantaine.
Certains aéroports soumettent les passagers à des contrôles sanitaires, qui rappellent l’époque Covid. Le Nipah n’est, en soi, pas nouveau. Il a été identifié pour la première fois en 1998 en Malaisie : c’est un virus rare mais très dangereux et mortel. Il évolue chez les chauves-souris qui peuvent contaminer d’autres animaux voire les humains, soit par contact direct ou par intermédiaire.
Par exemple, si des animaux ou des humains consomment des aliments souillés par les chauves-souris. En 1998, des porcs ont contracté le virus, ce qui a mené à de nombreux abattages. Depuis on n’avait plus trop entendu parler de ce virus, mais il était toujours présent chez les chauves-souris.
Avec le changement climatique, ces volatiles se rapprochent des villages et donc le virus circule à nouveau. Sur les 20 dernières années, il y a eu moins de 1000 cas humains, mais la moitié a perdu la vie.
Quels sont les symptômes de ce virus ? Ils sont assez classiques : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, vomissements, toux. Ils peuvent apparaître 4 à 14 jours après l’infection et dans des cas graves et plus rares, certains peuvent souffrir d’une inflammation du cerveau, de troubles neurologiques ou tomber dans le coma.
Le taux de mortalité est élevé : de 40 à 75 %. Précision importante cependant, le nipah a besoin d’un contact très étroit pour se développer, cas différent du covid qui se transmet facilement par voie aérienne.
Pour l’instant, il n’existe pas de vaccin, ce qui inquiète les autorités. En octobre dernier, le SPF Santé Publique lançait avec l’agence fédérale des médicaments et des produits de santé, une invitation à une consultation publique sur un essai clinique.
L’idée est de tester un vaccin expérimental qui a été fabriqué en modifiant génétiquement une version affaiblie du virus de la rougeole. Ce vaccin sera administré par injection sous-cutanée.

















