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Tout a démarré d’un document intitulé « note d’orientation ». Le Comité de Direction du réseau LETEC y trace les pistes du Gouvernement wallon pour des transports publics plus fiables, plus flexibles. Pour y arriver, une évidence : il faut revoir certains avantages du personnel jugés incompatibles avec les réalités d’aujourd’hui.
« Ça nécessite notamment de revoir des conventions collectives », a déclaré mardi François Desquesnes, ministre wallon de la Mobilité, au micro de Christophe Deborsu à 7h50 sur bel RTL.
Plusieurs points remis en question
Ces conventions collectives ont été négociées avec l’employeur il y a déjà plusieurs années. Parmi les points remis en question à l’heure actuelle, on retrouve d’abord les heures de chaleur. S’il fait 27 degrés, il est indiqué qu’un chauffeur peut récupérer 1 heure. Au bout de 8 heures, cela représente donc une journée de travail.
Ensuite, il était également prévu qu’un employé qui travaille lors d’un jour de repos sera payé double. « Lorsqu’on fait l’effort de revenir sur un jour de congé, je trouve ça légitime d’être payé en conséquence », affirme Fabian Quintiens, secrétaire régional à la CGSP.
Un absentéisme élevé
Une autre mesure prévue dans les conventions collectives concerne le scénario où un travailleur tombe malade. En pareil cas, ce dernier a droit à une compensation de chèque repas de 6,60 euros (au lieu de 8 euros). « Ce n’est pas un chèque repas qu’on donne, c’est plutôt une compensation partielle qui a été financée par des accords passés. Alors que cet argent aurait pu aller dans les salaires, mais nous avions choisi à l’époque de privilégier ce mécanisme de solidarité », explique Fabian Quintiens.

Ces dispositifs pourraient expliquer l’absentéisme élevé chez LETEC. Un taux qui va jusqu’à 20 % dans certains dépôts, contre 10 % en moyenne en Belgique.
« Un management de proximité »
« Ça dépend très fort du style de management local », souligne François Pichault, professeur de gestion des ressources humaines à l’ULiège (HEC). « Lorsqu’on a un management de proximité, qui est attentif, qui essaie de réfléchir et de construire avec les équipes un mode de vie collectif, alors le taux d’absentéisme diminue », observe-t-il.
L’opérateur doit réaliser 20 millions d’économie d’ici à 2029. Il promet toutefois deux garanties : d’une part, il n’y aurait aucun licenciement, et d’autre part, aucun travailleur actif ne devrait être touché par les mesures.















