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Les embouteillages ont des conséquences directes sur votre santé: voici comment les éviter

Les embouteillages entraînent du stress. Les études le prouvent, ils ont un impact direct sur notre santé mentale, avec à la clé la crainte d'une augmentation du nombre de burn out. Il y a aussi des risques cardiaques et pulmonaires à cause de l'inhalation d'un grand nombre de particules fines.

Lorsque nous sommes coincés dans les embouteillages, le stress nous envahit rapidement. Et ce sentiment a des conséquences néfastes sur le corps. "Le stress peut engendrer différentes conséquences au niveau physiologique : Au niveau de la tension artérielle, une baisse d'immunité à cause du stress et donc, l'arrivée de maladies", indique Gérald Deschietere, psychiatre.

Des conséquences directes sur la santé  

L’autre danger des embouteillages, c’est la pollution. Quand les voitures sont à l’arrêt, de fortes concentrations de particules fines sont émises dans un espace réduit. Ces polluants ont tendance à s’accumuler dans l’habitacle des voitures. "Le trafic va émettre des oxydes d'azote, ces molécules peuvent accentuer des problèmes d'asthme ou de bronchite chronique. Puis, la combustion d'essence peut également produire des particules, surtout les véhicules diesel mal équipés de filtres à particules. Cela peut donner des conséquences cardiaques assez rapides", précise Jean Pauluis, spécialiste en sciences et gestion de l'environnement. 

Des solutions ? 

D’autres particules peuvent aussi provoquer des problèmes pulmonaires et à plus long terme, favoriser l’apparition de certains cancers. Pour limiter ces risques, des solutions peuvent être envisagées avec les employeurs. "Raccourcir votre journée sur votre lieu de travail, en décalant vos heures d'arrivée et de départ, peut vous éviter les heures de pointe. L'autre solution, c'est d'augmenter le télétravail. Aussi, travailler dans une autre implémentation de votre entreprise", explique Shirley Delannoy, chercheuse à l'institut Vias. 

En 2023, un travailleur faisant la navette, tous les jours entre Namur et Bruxelles perdait en moyenne 117 heures dans les embouteillages. L’institut Vias n’a pas encore de données pour ces derniers mois, mais selon leur porte-parole, ce chiffre a probablement doublé depuis le début des travaux au carrefour Léonard.

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