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Cette manœuvre a duré environ 12 heures et constitue l’une des dernières étapes avant le décollage de cette mission très attendue prévu entre début février et fin avril. L’immense engin orange et blanc a quitté à l’aube le bâtiment d’assemblage et lentement progressé vers le légendaire complexe de tir 39B du Centre spatial Kennedy en Floride, qu’il a atteint en début de soirée et où il doit à présent subir une batterie de tests.
S’ils sont concluants, la fusée pourrait décoller dès le 6 février, première fenêtre de lancement envisagée par la Nasa, pour cette mission au cours de laquelle quatre astronautes – trois Américains et un Canadien – survoleront le satellite naturel de la Terre pour la première fois depuis la dernière mission Apollo en 1972.
Les astronautes concernés, Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Hammock Koch et Jeremy Hansen ont assisté au déplacement de la fusée. La capsule Orion, dans laquelle ils prendront place, fait 98 mètres de haut, soit plus que la statue de la Liberté, mais un peu moins que les 110 mètres de la fusée Saturn V qui avait envoyé l’Homme sur la Lune lors des missions Apollo.
But : établir une présence durable sur la Lune
L’équipage fera le tour de la Lune durant cette mission, qui doit durer une dizaine de jours. Elle vise à préparer la mission suivante, qui est censée marquer le grand retour des humains sur le sol lunaire, avec pour objectif d’y établir, cette fois, une présence durable.
Mais elle constituera à elle seule une première à plusieurs égards : il s’agira du premier vol lunaire auquel participeront une femme, une personne non-blanche et un non-Américain.
Avant le grand départ, les ingénieurs de la Nasa vont s’assurer de la sécurité et de la fiabilité de la fusée. Une série de tests seront réalisés sur le complexe de tir avant une répétition générale de prélancement.
Le décollage d’Artémis 1, sans astronautes à bord, s’était tenu en novembre 2022 après plusieurs reports et deux tentatives infructueuses de lancement.
Une nouvelle course à l’espace… contre la Chine cette fois
Annoncé sous le premier mandat du président Donald Trump, le programme Artémis vise in fine à établir une présence humaine durable sur la Lune et préparer de futures missions vers Mars, mais a subi ces dernières années de nombreux retards. La Nasa a néanmoins créé la surprise fin 2025 en annonçant que le lancement d’Artémis 2 pourrait se tenir dès « début février » au lieu d’avril.
Un départ anticipé qui s’explique par les pressions exercées par l’administration Trump pour gagner une « deuxième course à l’espace » entre Washington et Pékin, après celle qui avait opposé les États-Unis et l’Union soviétique durant la Guerre froide.
Les deux puissances rivales ambitionnent d’envoyer des hommes sur la Lune d’ici 2030 et d’y installer une base.
Aujourd’hui prévue pour la mi-2027, la mission Artémis 3 prévoyant l’alunissage devrait être reportée à nouveau. L’alunisseur développé par l’entreprise SpaceX d’Elon Musk n’est pas prêt selon des experts du secteur spatial, ce qui fait craindre que la Chine ne dame le pion aux Américains.
















