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Les 40 victimes de l’incendie dans la station de ski de Crans-Montana, en Suisse, n’ont pas toutes été autopsiées alors que certaines ont déjà été enterrées, selon un avocat des familles de victimes.
« Ce n’est pas normal car face à des morts violentes, cela devrait une opération standard. Cela aurait dû être fait », a déclaré à l’AFP Me Jean-Luc Addor, qui représente la famille d’un adolescent. Son corps n’a été autopsié que très tardivement et après plusieurs demandes de sa famille.
Ce drame a fait 40 morts, principalement des adolescents et jeunes adultes, et 116 blessés, dans cette station de ski réputée du canton du Valais.
Une source proche du dossier a aussi indiqué à l’AFP que des autopsies étaient réclamées par des familles qui veulent connaître les raisons précises du décès de leur proche. Des enterrements ayant eu lieu, il y a un risque d’exhumation des corps non autopsiés.
« Certains ont été carbonisés, d’autres ont été asphyxiés par des vapeurs toxiques », a indiqué Me Addor.
L’ambassadeur d’Italie à Berne a également indiqué qu’aucune des six victimes italiennes n’avait été autopsiée en Suisse, a rapporté vendredi le quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung (NZZ).
En Italie, Me Alessandro Vaccaro, qui représente la famille d’une victime, a indiqué vendredi à l’AFP que « le parquet de Rome a demandé +la mise à disposition des corps+ afin de pouvoir procéder à l’autopsie ».
Le drame a été provoqué par des étincelles de bougies « fontaine » entrées en contact avec une mousse acoustique posée au plafond du sous-sol de l’établissement, selon les premiers éléments de l’enquête.
Une enquête a été ouverte pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence, à l’encontre du couple de Français propriétaires du bar.
L’homme a été placé en détention provisoire pour trois mois mais il pourrait être libéré moyennant le versement d’une caution d’un montant de 200.000 francs suisses (environ 215.000 euros), a indiqué vendredi à l’AFP une source proche du dossier. Un tribunal doit en décider à une date inconnue.
Son épouse reste libre mais fait l’objet de mesures de contrainte.

















