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La couronne d’Eugénie, retrouvée après le braquage du Louvre, pourra-t-elle être restaurée ? « Délicat, mais… »

par RTL info avec AFP
Le diadème d’Eugénie, dérobé dimanche lors du spectaculaire cambriolage du Louvre, est « délicat » mais sa restauration reste possible, a indiqué Laurence des Cars, présidente du musée, devant la commission de la culture du Sénat. Malgré des bris créés par les malfaiteurs, le joyau, ainsi que d’autres pièces volées parmi les huit bijoux de la Couronne, pourrait être sauvé.

La patronne du Louvre, Laurence des Cars, a estimé mercredi qu’une restauration de la précieuse couronne de l’impératrice Eugénie, que les cambrioleurs du musée ont laissé échapper dimanche dans leur fuite, est « délicate » mais « possible ».

« Les premiers constats laissent entendre qu’une restauration (est) délicate mais possible, même s’il faut évidemment être encore assez prudent », a dit Mme des Cars devant la commission de la culture du Sénat qui l’auditionnait.

« C’est un premier constat d’état, mais c’est effectivement l’objet qui peut être sauvé évidemment de cette catastrophe », a-t-elle ajouté, en indiquant qu’il était entre les mains du département des objets d’art du musée.

Mme des Cars a insisté sur le fait que « le verre des deux vitrines de haute sécurité ne s’est pas brisé ni délité. À l’aide de leurs instruments lourds (des disqueuses, ndlr), les malfaiteurs ont créé des brèches au travers desquelles ils ont pu passer leurs mains ».

La couronne « a été effectivement assez endommagée, pas par la chute, mais probablement par l’extraction de la vitrine », a-t-elle précisé.

Elle a réaffirmé que « les vitrines installées en décembre 2019 représentaient un progrès considérable en termes de sécurité » et étaient pensés pour « une attaque par arme », « et non pas les matériaux lourds qui ont été utilisés ».

Les cambrioleurs ont pénétré dimanche dans la galerie d’Apollon du musée, qui abrite la collection royale de gemmes et les diamants de la Couronne, soit environ 800 pièces. Ils ont dérobé huit joyaux de la Couronne dont le diadème d’Eugénie, qui compte près de 2.000 diamants, et le collier de la parure de saphirs de Marie-Amélie, dernière reine de France, et d’Hortense de Beauharnais, mère de Napoléon III.

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