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La Corée du Nord effectue un tir de missile hypersonique, « c’est nécessaire » vu le contexte selon Pyongyang

Par RTL info avec Belga
Dimanche, la Corée du Nord, qui soupçonne les États-Unis de vouloir depuis des années envahir le pays, a mené son premier lancement de missiles de l’année 2026.

Le dirigeant Kim Jong Un a justifié le premier tir de missiles nord-coréen de l’année par la « crise géopolitique récente », a rapporté l’agence officielle KCNA lundi, deux jours après la capture du président vénézuélien par les États-Unis. Pyongyang accuse depuis des décennies Washington de vouloir renverser son gouvernement selon un scénario similaire, et affirme que ses programmes militaires et nucléaires servent de dissuasion.

Dimanche, le pays a mené son premier lancement de missiles de l’année 2026, que KCNA a qualifié de nouveau système d’armement « de pointe » utilisant des missiles hypersoniques et testés pour la première fois en octobre. « La récente crise géopolitique et les événements internationaux complexes illustrent la raison pour laquelle c’est nécessaire », a déclaré Kim Jong Un à propos de cette manœuvre, selon KCNA. Selon le dirigeant, des « avancées importantes ont été réalisées récemment » pour préparer les forces nucléaires nord-coréennes « à une guerre réelle ».

Pyongyang a dénoncé la capture, samedi par les États-Unis, du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas. M. Maduro a ensuite été emmené et emprisonné à New York, où il doit répondre de plusieurs accusations, dont celle de « narcoterrorisme ». Le ministère des Affaires étrangères nord-coréen a évoqué un « exemple qui confirme une nouvelle fois le caractère voyou et brutal des États-Unis », portant une « grave atteinte à la souveraineté » du Venezuela.

KCNA n’a pas précisé combien de missiles avaient été tirés dimanche dans ce contexte, indiquant néanmoins que ceux-ci avaient « touché les cibles à 1.000 kilomètres de là » dans la mer du Japon. Ce lancement est intervenu à quelques heures du départ du président sud-coréen Lee Jae Myung pour la Chine. Il doit rencontrer lundi son homologue Xi Jinping pour parler commerce, mais aussi de la Corée du Nord, alors que l’influence de Pékin, proche de Pyongyang, pourrait l’aider dans son objectif de réchauffement diplomatique intercoréen.

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