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Détournement, terrorisme, pilote suicidaire ? Les recherches du vol MH370, mystérieusement disparu il y a 11 ans, reprennent

par Christophe Giltay
C’est l’un des plus grands mystères de l’histoire de l’aviation. Les recherches du vol MH370 de Malaysia Airlines reprendront fin décembre, a annoncé hier le ministère malaisien des Transports. Et cela, plus de 11 ans après la disparition de l’avion qui devait relier Kuala Lumpur à Pékin. Ce crash présumé avait fait 239 victimes.

Le vol Malaysian Airlines 370 a disparu des radars civils peu après son décollage de Kuala Lumpur le 8 mars 2014. Il y avait à bord 227 passagers et 12 membres d’équipage.

Les crashs aériens, ça existe. Il y en a eu 47 en 2024… dont sept mortels. Soit un accident mortel pour 12 millions de vols ! On le dit souvent, l‘avion est le moyen de transport le plus sûr au monde, mais le caractère spectaculaire des accidents et le grand nombre de décès qu’ils produisent en un seul instant tétanisent le grand public.

Normalement, on retrouve toujours les épaves

Dans la plupart des cas, les crashs ont lieu à proximité des aéroports, le décollage et l’atterrissage étant les phases les plus dangereuses. Mais même quand ils se produisent en vol, on retrouve presque toujours les épaves. Vous vous souvenez peut-être des images montrant les débris du Rio-Paris en 2009 et de son aileron de queue qui flottait à la surface de l’océan. On avait déployé alors un sous-marin de l’armée française pour récupérer ses boîtes noires avec succès.

Les autorités de plusieurs pays ont mobilisé des moyens comparables pour le vol 370. En vain. On a juste retrouvé quelques morceaux d’une aile sur une plage de l’île de la Réunion, à des milliers de kilomètres de son plan de vol.

Ce qu’on sait : 5 changements de cap en tout

Grâce aux radars militaires, les enquêteurs ont pu reconstituer une partie du scénario. Après son décollage, l’avion a soudainement fait demi-tour et suivi une route survolant la frontière thaïlandaise. Puis il a changé de cap trois fois pour rejoindre le milieu du détroit de Malacca. Pendant son vol qui a duré 6 heures, l’avion a une nouvelle fois changé de direction avant de s’abîmer probablement dans le sud de l’océan Indien.

Pourquoi l’équipage a-t-il débranché son transpondeur et coupé tout contact radio 38 minutes après son départ ? On ne le sait pas. Détournement, acte terroriste, velléité suicidaire du pilote, toutes les hypothèses restent ouvertes. C’est pourquoi les recherches vont reprendre ce 30 décembre.

Abattu par une base militaire ?

La société britannique d’exploration maritime Ocean Infinity mènera les recherches « dans une zone ciblée jugée comme présentant la plus forte probabilité de localisation de l’avion », selon le communiqué officiel. Seule la découverte de l’épave permettra de lever le mystère.

À moins que le scénario défendu par le romancier Marc Dugain dans Paris Match en 2014 ne soit le bon. La destruction de l’appareil, considéré comme menaçant, par un missile tiré de la base anglo-américaine de Diego Garcia dans l’Océan indien. Dans ce cas, le ménage a déjà été fait et on ne retrouvera jamais rien.

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