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Donald Trump veut créer son « Conseil de paix » : il faudra verser un milliard de dollars pour y être membre permanent

Par RTL Info avec AFP
Donald Trump souhaite créer un « Conseil de paix ». Une charte de cette nouvelle organisation vient d’être révélée et elle contient plusieurs annonces pour le moins surprenantes.

Les États candidats à un siège permanent au « Conseil de paix » proposé et présidé par Donald Trump, qui s’octroie la mission de « promouvoir la stabilité » dans le monde, devront s’acquitter de « plus d’un milliard de dollars en espèces », selon la « charte ».

« Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits », peut-on lire dans le préambule de cette charte envoyée aux pays invités à y siéger.

Le texte de huit pages critique d’emblée les « approches et institutions qui ont trop souvent échoué », dans une allusion claire aux Nations unies, et appelle à avoir « le courage » de s’en « écarter ». Il souligne d’ailleurs « la nécessité d’une organisation de paix internationale plus agile et efficace ».

Un mandat de trois ans

Donald Trump sera le « premier président du Conseil de paix », dont les pouvoirs prévus sont très vastes : il est seul habilité à « inviter » d’autres chefs d’État et de gouvernement à l’intégrer, il peut révoquer leur participation sauf en cas de « véto par une majorité des deux tiers des États membres », et a un droit de regard sur tous les votes.

« Chaque État membre exerce un mandat d’une durée maximale de trois ans à compter de l’entrée en vigueur de la présente charte, renouvelable par le président. Ce mandat de trois ans ne s’applique pas aux États membres qui versent plus d’un milliard de dollars en espèces au Conseil de paix au cours de la première année suivant l’entrée en vigueur de la Charte », ajoute le projet, sans plus de précisions.

France et Canada prudents face au « Conseil de la paix » de Trump

La France « n’entend pas donner (de) suite favorable » à ce stade à l’invitation reçue pour rejoindre un « Conseil de paix » voulu par Donald Trump, qui « soulève des questions majeures », a déclaré l’entourage d’Emmanuel Macron. La « charte » de cette initiative « dépasse le seul cadre de Gaza », contrairement aux attentes initiales, a-t-on relevé dans l’entourage du président français. « Elle soulève des questions majeures, en particulier quant au respect des principes et de la structure des Nations unies, qui ne sauraient en aucun cas être remis en cause », a-t-on ajouté de même source, plaidant pour un « multilatéralisme efficace ».

La France, invitée à rejoindre cette instance avec de nombreux autres pays, « examine avec ses partenaires le cadre juridique proposé », a-t-on expliqué.

De son côté, le Canada « ne paiera pas pour un siège » au « Conseil de la paix » de Donald Trump, a indiqué une source au sein de son gouvernement, en réaffirmant toutefois l’« intention » du Premier ministre canadien Mark Carney « d’accepter l’invitation ».

« Le Canada ne va pas payer pour un siège au Conseil, et aucune demande en ce sens n’a été faite pour le moment auprès du Canada » a précisé la source gouvernementale.

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